Aïn El Hammam Il est devenu quotidien – Le marché d’Ahechad en pleine expansion

Le marché d’Ahechad, un lieu situé dans la commune d’Aïn El Hammam, est, le moins que l’on puisse dire, en train de prendre de l’ampleur. Il ne cesse d’attirer des marchands ambulants, chaque jour plus nombreux. D’hebdomadaire, «le marché des femmes» ou «marché de l’hôpital» comme le désignent la plupart des habitants de la région, est en train de devenir quotidien avec certains vendeurs qui se sédentarisent, attirés par une clientèle de plus en plus importante. À l’origine, durant les années cinquante, le marché se tenait devant le portail de l’hôpital où de vieilles femmes proposaient aux passants quelques babioles qu’elles tenaient dans la main. Du fait qu’il soit fréquenté essentiellement par des femmes, certains le dénomment «marché des femmes» comme à ses débuts alors qu’on n’y trouvait que la gent féminine parmi les vendeuses et les clientes. Au fil des jours, les petits couffins des vieilles femmes qui présentaient, jadis, discrètement à la vente quelques lapins ou quelques légumes et fruits de leur jardin, ont laissé place à des camions et camionnettes chargés à ras bord, comme au marché de la ville. Les marchands ambulants qui s’étaient essayés au départ avec de petits étals sur le bord de la route nationale 71, ont vite fait d’agrandir leur domaine, avec l’arrivée d’une clientèle de plus en plus nombreuse. Ce nouveau marché n’est plus l’apanage exclusif des quelques femmes de passage qui rendent visite aux malades hospitalisés et qui profitent de la disponibilité des fruits et légumes pour faire leurs emplettes. Les hommes s’y sont mis aussi. Dimanche dernier, jour où se tient le «souk» d’Ahechad, les marchands ambulants étaient plus nombreux que de coutume. Les deux accotements de la chaussée ont été squattés sur plus d’une centaine de mètres. La circulation y était, d’ailleurs, plus difficile que d’habitude. Les caisses de fruits et légumes débordaient sur l’asphalte, gênant considérablement les passants, obligés de marcher au milieu de la route. Pourtant, la largeur des lieux ne permet pas à un marché de se tenir dans de bonnes conditions. Les vieilles femmes à l’origine de sa création continuent, quant à elles, à prendre place quelques centaines de mètres en amont. Aux autorités de réguler ce marché ou de l’interdire !

A. O. T.