Si les rues de Aïn El Hammam sont connues pour être étroites, générant de ce fait d’inextricables embouteillages, on ne peut, par contre, laisser certains obstacles ajouter leurs désagréments à la situation, déjà peu reluisante. L’exemple le plus frappant nous vient de la rue Bounouar, une voie à double sens, où un poteau électrique trône en pleine chaussée, depuis plusieurs années. Inutile de s’étaler sur la gêne, si évidente, causée aux usagers de cette rue du centre-ville, très fréquentée. S’il ne peut être supprimé vu qu’il alimente en électricité des dizaines d’habitations, le support pourrait, comme dans des cas similaires, être déplacé de quelques mètres. Cet obstacle qui crée tant de désagréments se trouvait, à l’origine, au bord du trottoir de l’ancienne rue Bounouar. Suite à la démolition des bâtiments qui bordaient la voie il y a quelques années, le trottoir a été agrandi et retiré pour laisser plus de place à la chaussée. Cependant, si on a pu élargir les accotements et la chaussée, on n’a pas jugé utile de déplacer le poteau qui se retrouve sur l’asphalte. Il devient, par la force des choses, un obstacle aux automobilistes qui descendent la rue, contraints de s’arrêter pour céder le passage à ceux qui roulent en sens inverse, vers le carrefour des horloges. Plus loin, sur la rue d’Alger, les trottoirs réalisés avec l’argent des contribuables n’existent plus depuis qu’ils sont devenus des aires de stockage d’objets de toute sorte. À certains endroits, l’accotement est accaparé en entier, interdit aux piétons de diverses manières. Il faut alors descendre du trottoir pour continuer son chemin. Habitués à toute sorte d’obstacles, les piétons en sont arrivés à affronter des situations des plus cocasses. Blasés, ils n’éprouvent même plus la force de se plaindre de toutes les entraves qu’ils rencontrent sur leur chemin.
A.O.T.
