La Dépêche de Kabylie

Le bureau de poste est le premier à en subir les conséquences – Perturbation dans le réseau Internet

Les usagers de la poste sont les premiers à subir les conséquences du manque de connexion au réseau Intranet. Dimanche matin, les clients qui sortaient du bureau de Aïn El Hammam ne cachaient pas leur déception, en nous annonçant que «la connexion est partie». Ils ne pouvaient de ce fait accéder à aucun des services reliés au réseau national d’Algérie Poste. Ce sont surtout les clients venus retirer des fonds et dont certains sont visiblement dans le besoin, qui étaient contrariés par cette situation que personne n’attendait. Dépités, ils s’en vont sans demander de compte à personne. Si les clients de la poste peuvent espérer un rétablissement pour le lendemain, ceux d’Algérie Télécom semblent moins optimistes. Depuis plusieurs semaines, la lenteur de la connexion à l’Internet a atteint son paroxysme, particulièrement les soirs où les coupures fréquentes durent jusqu’à des heures indues de la nuit. Tous les moyens utilisés sont décriés. Les branchés à l’ADSL ne décollèrent pas. «Aucun quartier n’est épargné», nous dit Djilali, un accro à l’Internet. Les abonnés de tous les quartiers sont dans la même situation, semble-t-il. «Lorsqu’il n’y a pas coupure, c’est la vitesse de l’escargot qui prend le relais», ajoute notre interlocuteur. Quant aux titulaires de la très récente 4GLTE, qui avaient jubilé lors de son installation, ils commencent à déchanter. Les modems si jalousement gardés, ne diffusent plus la «meilleure des connexions» du début. Les coupures fréquentes en cours de journée deviennent récurrentes le soir, jusqu’à la rupture à partir de vingt heures. «C’est au moment où je termine le boulot et que j’aspire à un peu de repos que mon modem me lâche», nous confie un fonctionnaire «habitué à surfer durant les soirées pour se divertir et s’informer des dernières nouvelles du jour». La saturation des réseaux serait à la base de toutes ces perturbations, semble-t-il. Est-ce une explication satisfaisante pour un usager, en droit d’avoir l’Internet chez lui et qui, de surcroit, paie un abonnement dont il ne profite que partiellement ?

A. O. T.

Quitter la version mobile