Il semble que finalement, les services concernés par l’organisation des arrêts de fourgons vers les villes limitrophes et les villages ont trouvé les solutions adéquates pour désengorger le centre-ville. Après que le stationnement des départs vers Henia, El Anseur et Ath H’Niche eurent été déplacés vers le stade Mohamed Boumghar et celui des transporteurs de marchandises sis à proximité du jardin public jouxtant le siège de la sûreté de daïra vers un site situé au parc communal, ce sont ceux vers Aomar (Bouira) initialement improvisés dans l’axe principal devant l’ancienne mairie qui sont délocalisés dans un endroit à proximité de la maison de jeunes Arezki Mansouri. En effet, si les responsables ont pu dégager cette route principale des encombrements, les usagers de ce moyen de transport voient que le site est un peu isolé. «Si une femme descendait seule à la tombée de la nuit, elle risquerait d’être agressée. Même au petit matin, il y a toujours des dangers de ce côté-là», nous dira un fonctionnaire qui travaille à Bouira. Par ailleurs, ce sont les fourgonnettes de transport urbain vers Boufhima, un faubourg de la ville, qui ont été déplacées vers un arrêt sis devant l’ex internat de filles. C’est pour dire que ces décisions sont très importantes quand on voit les embouteillages se former dans ces points sensibles. Pour le moment, il ne reste que les taxis et les bus vers Tizi-Ouzou et Alger qui sont maintenus dans leur lieu habituel tout proche de la mosquée Ali Mellah du centre-ville. «Dès que les murs du soutènement en cours tout près du nouveau siège de daïra sur la route vers la polyclinique seront achevés ainsi que les aménagements, eux aussi, en cours de réalisation, les bus prendront les espaces qui seront dégagés. Seul celui qui va charger sera autorisé à arriver sur le lieu selon l’horaire de son départ, sinon, les autres resteront garés devant le stade communal. Il faut que tout le monde comprenne que ces changements sont dans l’intérêt de tous», nous confiera une source de ce volet. En tout cas, ces décisions sont à mettre à l’actif de leurs initiateurs parce que la ville suffoque sous le poids d’une intense circulation notamment de véhicules de gros tonnage. On ne cessera pas tout de même de répéter que la seule solution pour en finir définitivement avec ces embouteillages, est la livraison de l’évitement lancé depuis près de trois ans mais, dont les premiers balbutiements sont en veille.
A. O.
