C’est un appareil haut de gamme acquis depuis une année par cette institution de la santé mais non mis en service, faute de manipulateurs formés, d’où le recours au professeur Hireche du CHU Mustapha Bacha pour sa mise en service avant-hier mardi. Le professeur a été assisté dans sa mission par une équipe de chirurgiens, instrumentalistes et agents de stérilisation affectés au bloc opératoire de l’EPH. Une équipe qui est programmée pour une formation certifiante au CHU Mustapha Bacha, durant le mois de décembre prochain, pour s’initier à la manipulation et l’utilisation de cet appareil qui permet d’extraire les calculs des reins et la vicié sans faire recours à une opération. Aussi, 03 malades ont été pris en charge par cette équipe sous la direction du professeur qui chapeauterait, lui-même, la formation, selon un responsable de l’EPH. Ce dernier affirme aussi que leur institution vient de réceptionner un nouvel arrivage d’équipements médicaux, composé de 10 ionogrammes, 05 paramètres, un centrifugeur d’hématocrite, ajouté à un lot de matériel de stérilisation, un autoclave 90 litres au profit du service hémodialyse, abrité par une aile de la polyclinique d’Ahnif, et un autre autoclave de 18 litres pour le laboratoire. Cela en attendant l’aboutissement des démarches pour l’acquisition d’un numériseur de radiologie, selon le même responsable. Il convient de rappeler que l’établissement public hospitalier (EPH) de M’Chedallah est l’une de toutes premières institutions de la santé réalisées vers la fin des années 1920 par les français et qui a connu, après l’indépendance, plusieurs opérations de rénovation et d’extension mais qui reste néanmoins très exigüe avec des capacités de prise en charge des malades largement insuffisantes par rapport à son énorme plan de charge. Il est à l’heure actuelle d’une capacité d’accueil de 100 lits, dont 08 au service d’hémodialyse. La structure est composée d’un pavillon des urgences, un service de médecine interne pour hommes et femmes, une pédiatrie, une gynécologue maternité un autre service de chirurgie hommes et femmes, un pavillon de réanimation, un bloc opératoire, un plateau technique composé de deux salles de radiologie et enfin un service de transfusion sanguine. Rappelons que la daïra de M’Chedallah a bénéficié du projet d’un nouvel hôpital de 120 lits, dont les travaux sont lancés depuis plus d’une année, mais accuse un énorme retard du fait des faibles moyens humains et matériels engagés par l’entreprise de réalisation, d’où la lenteur des avancements des travaux. Un état de fait souligné par le wali lors de l’installation du nouveau chef de daïra de M’Chedallah en octobre dernier.
Soualah Oulaid
