Selon le directeur de l’agence nationale de l’emploi (ANEM), Smaïl Djadi, plus de 3 000 emplois ont été créés dans le cadre du contrat d'emploi aidé (CEA), et plus de 1 300 autres ont été créés par le contrat formation-insertion (CFI), durant la période allant de janvier à fin octobre passé.
«L’ANEM comptait créer à la fin de l’an 2015, 3 688 emplois CEA environ, et plus de 1 500 autres CFI», a affirmé M. Djadi lors d’une journée d’information organisée, jeudi passé par l’ANEM sur les formules CEA et CFI. Selon lui, l’objectif de cette journée cible à faire connaître les mécanismes d’emplois mis en place par l’Etat «en vue de réduire le taux de chômage notamment parmi les jeunes n’ayant bénéficié d’aucune formation», a précisé M. Djadi. A cette occasion, plusieurs explications ont été fournies aux employeurs dans le secteur économique sur le contenu de l’emploi dans le cadre des contrats de travail aidé +CTA+ et les avantages accordées en faveur de la création de nouveaux emplois. Parmi ces avantages figurent, dans le cas des primo demandeurs d’emploi, un apport mensuel de la part de l’Etat dans le salaire du poste sur trois années entre 12 000 et 8 000 DA pour les diplômés universitaires, les techniciens supérieurs, les effectifs présentant un niveau secondaire et les titulaires de diplômes de formation professionnelle, et de 6 000 DA sur une année pour les personnes sans formation. L’employeur bénéficie également d’un allègement de sa part de cotisation auprès des services de la sécurité sociale fixée à 5% au lieu de 25% dans le cadre de CEA. Si l’entreprise est implantée dans les régions des hauts plateaux ou du Sud, ce taux est porté à 2,5% au lieu de 25%. Dans ce sillage, le représentant de la CNAS, M. Rabah Allah Mohamed, a appelé les employeurs n’ayant pas encore versé leurs cotisations de prendre note des mesures à même de leur permettre de régulariser leur situation avant le 31 mars 2016.
S. S.

