«Pour une répartition équitable des PCD»

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Suite à la «mauvaise» répartition des différents budgets alloués par les pouvoirs publics en 2015 et pour 2016 à la commune de Seddouk ou du moins selon ce qu’estiment certains représentants de la société civile, la contestation citoyenne dénonçant la partialité de l’APC favorisant des contrées au détriment d’autres, gagne du terrain.

Après les mécontentements affichés dernièrement par les habitants des villages Zounina, Akhnak et El-Mizab et de certains quartiers de la ville de Sedouk, allant jusqu’à porter leurs revendications au wali de Béjaïa, cette fois-ci ce sont les habitants des quatre villages d’Amdoun n’Seddouk qui sont montés au créneau, pour demander leur part de développement. Et pour cause ? Après avoir attendu durant des années des jours meilleurs qui, malheureusement pour eux tardent à poindre du museau à l’horizon, suite à leur marginalisation par l’APC de Seddouk qui ne leur accorde même pas du lest, ils n’ont pas admis de se voir encore exclus des PCD 2016, où aucun projet ne leur a été accordé. Pour ce faire, les notables des villages et responsables d’associations locales se sont réunis et sont sortis avec une pétition datée du 19/11/2015 dans laquelle ils fustigent le P/APC de Seddouk et qui lui a été destinée, avec copies adressées au wali de Béjaïa et aux chefs de daïra et la sûreté nationale de Seddouk, menaçant même de fermer le siège de l’APC si les PCD 2016 ne sont pas revus pour une répartition judicieuse entre villages, comme l’exige l’éthique de gestion d’une municipalité. Ils s’étonnent, pour le moins que l’on puisse dire, de la «mauvaise répartition de ces PCD» et ne croient pas leurs yeux comment le maire et son exécutif ont pu «occulter et sans gène tout un douar composé de quatre villages qui occupent environ 1/3 de la population de la commune de Seddouk.» Dans la déclaration ayant sanctionné leur réunion, les représentants des villages d’Amdoun n’Seddouk écrivent : «Nous avons le regret de venir par le biais de la présente requête introduire un recours pour dénoncer énergiquement l’exclusion manifeste des villages d’Amdoun n’Seddouk des PCD 2016, repartis dernièrement. Nous vous rappelons, Monsieur le P/APC, que l’ordre du jour, fixé lors de la réunion, prévoyait le recueil des propositions par les notables des villages des besoins essentiels et prioritaires et malgré les citations du manque flagrant des projets, aucun n’a été pris en considération pour être retenu ni lors de l’élaboration des PCD 2016 ni des PCD 2015 y compris le FCCL 2015.» Les rédacteurs du document mettent en garde le P/APC de Seddouk : «Pour apaiser les tensions chez l’ensemble des citoyens de la région d’Amdoun n’Seddouk, vous avez inscrit les propositions des villages concernés dans le cadre du FCCL 2016 qui ne verra certainement pas le jour, vu la situation de crise économique que vit le pays. Ceci dit, la population d’Amdoun n’Seddouk qui est en ébullition suite au mépris et à la hogra affichés à son encontre, vous interpelle et vous demande de revoir ces PCD 2016 qui excluent toute une région chère à l’érudit Cheikh Belhaddad, avant d’entreprendre la mobilisation d’une façon illimitée allant jusqu’à la fermeture de l’APC, et ce, jusqu’à la satisfaction totale de nos revendications. En attendant une prise en compte de nos doléances qui éviterait le pire à notre commune, permettez-nous Monsieur le P/APC de vous présenter nos profonds regrets». La pétition comporte sept cachets et signatures émanant des responsables des notables et associations des quatre contrées du douar d’Amdoun n’Seddouk. Il semble que les années passent et repassent dans une commune qui n’arrivent pas à trouver des élus capables de faire de la bonne gestion qu’attend, depuis des lustres, la population qui, malheureusement pour elle, ne fait que constater les dégâts causés par des tiraillements entre les élus de l’exécutif et ceux de l’opposition, durant trois ans. Des tiraillements qui ont conduit l’APC à une impasse, où pas moins de 11 milliards de centimes ne sont pas consommés, un chiffre avancé par le wali de Béjaïa lors de sa récente visite aux communes de la daïra de Seddouk. Autrement dit, le changement de l’exécutif par l’arrivée des élus de l’opposition qui ont bloqué les PCD 2015 durant 10 mois, arguant qu’ils ne sont pas répartis convenablement, se permettent aujourd’hui et juste après leur prise de fonction de participer à la répartition des PCD 2016 où sont exclus les quatre villages du douar d’Amdoun n’Seddouk. Les populations de ces quatre villages se disent privées, depuis des années, de leur part de développement tout en assistant sans branchés. Voilà que les PCD 2016 semblent être pour eux «la goutte qui fait déborder le vase». Pour ce faire et voulant prouver que la patience n’est pas une faiblesse et a des limites aussi, ils se sont soulevés cette semaine comme un seul homme pour dire «Basta» à une marginalisation de leur douar qui n’a que trop duré dont acte, la pétition qu’elles ont adressée à qui de droit !

L. Beddar

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