Les propriétaires de fourgons de transport de voyageurs, à destination de Tizi-Ouzou et de Larbaâ Nath Irathen, ne cessent de se plaindre des difficultés qu’ils éprouvent pour trouver une place de stationnement à Aïn El Hammam, «gare» de départ. Ils sont contraints de chercher dans les étroites ruelles de la ville un endroit convenable où se garer. Depuis que la station qu’ils occupaient, auparavant, près du carrefour des horloges, a été clôturée par un particulier qui en revendique la propriété eux, ils se retrouvent à la «rue». L’APC qui leur avait promis de les recaser, à cette époque, avait introduit une action en justice. Cependant, plusieurs mois après, les choses semblent trainer en longueur. Une situation qui n’arrange ni les transporteurs ni les voyageurs et encore moins les véhicules de passage, obligés de transiter par la rue d’Alger, constamment encombrée de fourgons qui ne trouvent de place nulle part ailleurs qu’en ces lieux où les attend leur clientèle. Il est vrai que le nombre de fourgons de transport augmente en fonction de l’importance du mouvement de la population locale, qui se déplace constamment. Les étudiants et les travailleurs sont de plus en plus nombreux à prendre les transports en communs pour se rendre dans d’autres villes, notamment Tizi-Ouzou.
Faute de gare routière, ils se regroupent alors aux abords de l’ancienne station où ils doivent monter dans les fourgons de transport qui s’approchent au fur et à mesure que les places se libèrent. Plus que dans les autres villes à Aïn El Hammam, le problème de stationnement de ces véhicules va en s’empirant, d’une année à l’autre. Plus le temps passe, plus le besoin de voyager de ses habitants augmente. Attirés par ce créneau rentable, les transporteurs de voyageurs, plus nombreux que jamais, investissent alors le centre ville déjà si étroit qui étouffe au moindre couac de la circulation automobile. Les nombreux arrêts des taxis et des fourgons, toutes destinations confondues, deviennent autant de goulot d’étranglement pour le mouvement des automobiles. Plusieurs variantes ont été essayées, mais en vain, par les différentes APC qui ont présidé aux destinées de la commune. Les terrains domaniaux, font défaut, donc, il ne reste plus aux autorités qu’un seul moyen, pour canaliser toute cette flotte : acquérir une assiette à l’extérieur de la ville pour construire une gare routière qui, de toute façon, s’impose.
A.O.T.
