La commune de Saharidj, dont le chef-lieu est situé à 50 kms à l'Est de Bouira, figure parmi les communes les plus déshéritées de la wilaya de Bouira, nonobstant les énormes potentialités et autres atouts dont elle dispose, comme les sites touristiques, les ressources hydriques, l'agriculture de montagne et l'élevage bovin notamment.
C’est un véritable gâchis! Si l’Etat avait mis le paquet sur ces points cruciaux cités, la commune de Saharidj aurait été l’une des communes les plus visitées du pays de part ses sites pittoresques comme Tala Rana et Tamgout, pour ne citer que ceux-ci. La municipalité de Saharidj compte 14 villages en sus du chef-lieu. Parmi ces villages, il y a celui d’Illyithen, qui n’a rien à « envier » aux autres patelins en matière de carences et autres insuffisances dans presque tous les domaines. Ce village, habité par environ 1 500 âmes, est en proie à plusieurs problèmes qui font que le quotidien de ses habitants ne soit pas de tout repos. Il y a tout d’abord cet enclavement qui se « déteint » sur le village. Les villageois se sentent isolés à cause du manque de transport. L’aménagement urbain y est devenu, à s’y méprendre, un luxe, du moment que beaucoup de déficits sont constatés sur le terrain. Au jour d’aujourd’hui, il existe des habitations qui ne sont pas encore raccordées aux réseaux du gaz naturel et électrique. Le chemin qui mène vers ce patelin est toujours assujetti aux glissements de terrain, lesquels surviennent surtout pendant l’hiver avec les chutes de neige et de pluie, lesquelles finissent toujours par dégrader, à chaque fois, ce tronçon, déjà mal-en-point. Autre problème auquel les villageois demeurent aussi confrontés et qui se rapporte à l’insuffisance du réseau de l’assainissement. Une extension s’impose vers les habitations qui en sont dépourvues, et dont les propriétaires utilisent comme pis-aller les fosses septiques pour évacuer les eaux usées. Ce procédé comme on le sait, n’est pas dénué de dangers sur la santé des habitants, surtout si les eaux usées venaient à se mêler à l’eau de l’AEP ; un cas pourrait déboucher sur les redoutables maladies à transmission hydrique comme le choléra et la fièvre typhoïde.
Y. S.

