Au jour d'aujourd'hui, la ville de Tazmalt, située à 85 kms au Sud-ouest de Béjaïa, ne dispose d’aucune station de fourgons digne de ce nom.
Cette ville a une position stratégique, qui fait d’elle l’un des carrefours de la wilaya de Béjaïa. Elle est traversée par la RN26 qui communique entre la ville de Béjaïa et l’Est du pays. Ce grand centre urbain est très connu pour son marché hebdomadaire qui se tient, chaque semaine, du mardi au jeudi, lequel constitue le point de chute de centaines de commerçants qui viennent des wilayas de Bouira, Bordj Bou Arréridj, Setif, Boumerdès, Alger, M’sila et bien d’autres, pour y écouler leurs marchandises. Cette ville au 900 martyrs, qui compte environ 60 000 habitants, devient du matin au soir comme une ruche d’abeilles, où des centaines de citoyens, entre résidents et visiteurs, prennent d’assaut les rues, l’administration, les commerces, les cafés,… et ce, pour les différents besoins. Tout ce beau monde, notamment les visiteurs ont besoin- bien évidemment pour les non-véhiculés- des transports en commun et des espaces valables pour leur stationnement. Mais voilà cette agglomération de Tazmalt ne possède pas encore sa propre station de fourgons pour permettre aux usagers de voyager dans de bonnes conditions. En tout, il y a 4 arrêts de fourgons et de bus inappropriés dans cette ville, lesquels manquent d’espaces et de mobiliers urbains. Pour commencer, il y a cet arrêt de minibus qui est situé près du cimetière des martyrs aux quatre-chemins de la ville. Ces minibus desservent la ligne Tazmalt-Béjaïa. Un peu plus haut, à une cinquantaine de mètres de là sur le boulevard Abderrahmane Mira, près du parc communal, il y a un autre arrêt où les fourgons et les minibus marquent des arrêts pour desservir les villes de Tazmalt et Akbou. À la sortie Est de la ville au lot Chaouati à la lisière de la RN26, il y a ce troisième arrêt où les transports en commun (taxis, fourgons et minibus) font la navette entre les villes de Tazmalt et M’Chedallah. Et enfin, en haut de la ville, il y a un arrêt qui jouxte le siège de la daïra, où les fourgons transportent les usagers vers plusieurs localités montagneuses, comme Ath Mellikèche, Ath Ouaâmar, Ath Hamdoun, Tala Tighilt, Ibahlal,… Bien entendu, l’état dans lequel se trouvent ces 4 arrêts, répertoriés par nos soins, est peu reluisant du moment qu’ils manquent cruellement d’espaces, de commodités, comme le mobilier urbain (bancs, abribus, lampadaires, trottoirs, etc. ) et de toilettes publiques. Ces lieux sont perçus comme des purgatoires par les voyageurs qui endurent les affres du climat comme le froid, les pluies, la chaleur, etc. Il arrive, à des moments de la journée, que ces arrêts débordent avec le rush des voyageurs. Cette situation problématique n’a pas échappé à l’APC laquelle, dans l’optique de désengorger le centre-ville, a annoncé il y a 3 ans de cela, la réalisation d’une station de fourgons à Tiouririne, un quartier périphérique de la ville. Mais force est de constater que le « projet » n’a pas connu la moindre étrenne ne serait-ce que la pose de la première pierre depuis 2012! «Une ville de l’envergure de Tazmalt qui n’arrête pas de s’étendre tous azimuts, ne mérite-t-elle pas une station de fourgons digne de ce nom ?», se demande un habitant de cette ville.
Syphax Y.
