De jour en jour, le prix du poulet vif ou vidé flambe. En effet, s’il y a quelques jours déjà il n’était affiché qu’à deux cents cinquante dinars, avant-hier, jour de marché hebdomadaire, il est à trois cents dinars le kilo pour le vif et à quatre cents cinquante dinars pour le vidé. » Nous sommes en hiver. L’offre est inférieure à la demande et il faut savoir aussi que le prix de l’aliment a presque doublé ces derniers temps », nous dira un revendeur de poulets qui se tient au centre du marché des fruits et légumes. Notre interlocuteur nous apprendra que son prix pourra atteindre plus de trois cents cinquante dinars dans les prochains jours. » Nombreux sont les éleveurs qui ont renoncé à cette activité pour diverses raisons », enchaînera le même interlocuteur. Par ricochet, les restaurateurs ont, eux aussi, augmenté le prix du poulet cuit. » Quand cette viande est abondante, on baisse les prix.
Quand elle flambe, nous sommes contraints à l’augmenter aussi », nous confiera ce restaurateur du centre-ville spécialisé dans les grillages. En effet, un poulet grillé d’environ un kilogramme est affiché à sept cents cinquante dinars. Ce que nous avons aussi relevé ces derniers temps est la hausse du prix des œufs durs. Le plateau n’est plus à deux cents dinars, il a atteint en fin de semaine trois cents dinars chez certains commerçants, voire plus dans les villages où il est fixé jusqu’à trois cents cinquante dinars. À ce sujet, un aviculteur nous confiera que même l’emballage est passé de 400 dinars le pack à mille cinq cents dinars. En tout cas, de nombreux produits connaissent ces derniers temps des flambées parfois injustifiées même quand il s’agit des produits de saison. Enfin, il est aussi bon de revenir sur le prix de la sardine. » Si au début de l’automne, elle a connu une certaine baisse, ce n’est plus le cas, aujourd’hui, avec le mauvais temps où elle ne baisse plus de la barre des cinq cents dinars », nous confiera un poissonnier qui nous apprendra que, durant cette période, ce fruit de mer manque beaucoup à cause des tempêtes. Cela étant, austérité oblige, le consommateur devra, désormais, compter ses sous en se privant de certains produits pourtant essentiels, pour sa santé et celle de ses enfants. Des consommateurs nous affirmeront que les produits que nous venons de citer relèvent du luxe. » Si on arrive à se remplir le ventre avec des légumes secs, c’est déjà beaucoup. Quant aux viandes, aux poissons et aux fruits, ce sont pour les riches », suffira de nous répondre un agent d’entretien à l’APC.
A. O.
