Le tourisme et l’industrie locale comme alternatives

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En dépit de son relief accidenté, elle recèle des potentialités touristiques des plus exploitables en englobant en son sein le parc national du Djurdjura.

Elle a un potentiel attractif dans la production oléicole. La commune d’Aït Boumehdi cherche sa vocation, entre les pesanteurs du relief et les exigences du développement local. Ces atouts ne l’ont pas extirpée des aléas du déficit de développement. Déficits criants à défaut, entre autres, du manque d’entités économiques et d’infrastructures dans les secteurs de la santé et de l’éducation. La seule bouffée d’oxygène qui se présente comme alternative pour les jeunes de la localité est l’investissement dans les secteurs du transport local et de celui du bâtiment. La municipalité d’Aït Boumehdi relève administrativement de la daïra des Ouacifs, elle est située à une quarantaine de kms au Sud de la ville de Tizi-Ouzou, et à 03 kms au Sud de celle des Ouacifs. Elle culmine à 566m d’altitude par rapport au niveau de la mer. Elle englobe une population de près de 10 000 âmes. Limitée au Sud par la chaîne montagneuse du Djurdjura, au Nord-ouest par la daïra des Ouadhias, à l’Est par celle d’Ath Yenni, la commune compte 05 villages, à savoir ceux d’Aït Agad, Aït Boumehdi, Tiroual, Ath Abllali et Timgrasse. La commune d’Aït Boumehdi a été visitée, dernièrement, par le wali de Tizi-Ouzou, lors de sa virée de travail et d’inspection qu’il avait effectuée aux daïras de Ouacifs et d’Ath Yenni. En arrivant au chef-lieu de la municipalité le wali avait inspecté le chantier portant aménagement du centre-ville de la localité. Il s’agit d’un projet portant aménagement de voie primaire et réalisation d’un dalot en préfabriqué. Ce projet permettra l’espacement du chef-lieu tout en rendant la circulation automobile fluide. La réception provisoire de ce dernier est prévue pour juin 2016. Durant cette virée, le premier responsable de la wilaya a été vivement interpellé par le P/APC ainsi que par les citoyens de la municipalité sur certaine insuffisances criantes dont souffre lourdement la population locale. Il s’agit, entre autres, du problème de l’alimentation en eau potable (AEP) qui s’accentue durant l’été et du déficit dans le secteur sanitaire, car la localité dispose d’une seule salle de soins pour une population du chef-lieu dépassant les 6 000 âmes. De même, il a été question du manque d’infrastructures scolaires. De ces constats, la commune d’Aït Boumehdi souffre grandement de son isolement. Par conséquent, il s’agit pour les autorités locales ainsi que pour les citoyens de la municipalité de booster le secteur du tourisme qui, à terme, est susceptible de stimuler la croissance locale et de créer des richesses. La solution est simple : Prévoir une stratégie de développement dans le secteur du tourisme, et ce, en valorisant et en optimisant les atouts et les potentialités dont recèle le parc national du Djurdjura. Il est question, notamment, de stimuler la croissance locale en valorisant la production arboricole locale, à savoir les huileries, les minoteries et le conditionnement des figues sèches qui peuvent servir de produits destinés à l’exportation. Ne disposant pas de terrains vastes pour la promotion de l’agriculture, il est impératif pour les habitants de la municipalité de booster de petites et moyennes industries. Ceci ne peut se faire qu’à travers l’implantation de petites et moyennes entreprises dans la commune. Il s’agit là d’atouts et de potentialités qui, en les valorisant et en les optimisant à terme, sortiront définitivement la localité d’Aït Boumehdi de son isolement.

Rachid B.

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