Tizi-Ouzou Ils dénoncent les conditions sociopédagogiques – Des étudiants dans la rue

Plusieurs dizaines d’étudiants de l’université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou ont répondu, hier, à l’appel à la grève lancé, à la fin de la semaine dernière, par un collectif d’étudiants pour dénoncer, entre autres, les conditions sociopédagogiques au niveau de l’université, jugées « inadaptées ».

En effet, c’est depuis le campus Hasnaoua 2, plus connu sous l’appellation de Bastos, que la progression des étudiants a commencé. Hier, vers 10 heures du matin, un regroupement d’étudiants était déjà visible au niveau de la place principale du campus et moins d’une heure après, le coup d’envoi de la marche fut donné direction l’université Mouloud Mammeri en empruntant le boulevard Krim Belkacem. Tout en annonçant le début d’une grève illimitée à compter de dimanche (hier ndlr), l’appel du collectif d’étudiants avait invité l’ensemble de la communauté universitaire (étudiants, enseignants et ATS) à prendre part à la dite marche prévue le même jour. Une action dont le but est de «protester contre les pratiques machiavéliques de l’ensemble des responsables de l’université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou», tonnait un représentant du collectif des étudiants ayant tenu à participer à cette marche. En première ligne de leurs revendications, on soulève la dénonciation de certaines pratiques administratives au niveau de l’université qui n’encouragent en rien l’existence de bonnes conditions socio-pédagogiques au sein de l’université Mouloud Mammeri. Cartes d’étudiants à la main, les participants à la marche ont scandé des slogans dénonçant les conditions dans lesquelles ils sont appelés à étudier et/ou à résider. Ceci, en plus des banderoles sur lesquelles on pouvait lire entre autres : «Pour le respect de l’étudiant, son statut et ses droits». Il était ainsi question d’interpeller les responsables concernés sur la situation que vit l’étudiant. Les étudiants, pour ne citer que ces quelques exemples, ont dénoncé la gestion de la nouvelle rentrée universitaire 2015/2016 jugée «mauvaise». Pour ce dernier point, on nous expliquera le manque de places pédagogiques au niveau de l’université qui ne parvient pas à répondre à la demande de cette année, obligée d’ailleurs comme elle l’est à «faire du bricolage», nous dit-on. D’autres revendications ont été aussi intégrées. Il s’agit notamment du cas des étudiantes de la Faculté des sciences économiques, commerciales et sciences de gestion lésées par l’administration. «Chose qui persiste depuis le 07/10/2015», nous informe-t-on. En plus des exclusions, du conseil de discipline trop «arbitraire», selon les étudiants, les poussant à parler d’ «impunité administrative» de la part des responsables du secteur de l’enseignement universitaire. Les étudiants ont, par la même occasion, tenu à reparler une fois de plus des conditions d’hébergement (hygiène, restauration) à côté de l’insécurité marquée à chaque fois par les infiltrations de personnes extra dans les espaces de résidences. Il est à noter qu’il s’agit là d’une première action initiée au niveau de l’université Mouloud Mammeri depuis la rentrée. Une première après la marche nocturne des résidents de la cité de Boukhalfa, ayant pratiquement les mêmes mots d’ordre. Ceci, alors que l’année dernière a été marquée par de multiples dysfonctionnements, dont des grèves à répétition en particulier celles des enseignants ayant tenu les étudiants en haleine.

Tassadit Ch.