Deux terroristes ont été abattus, hier, dans la région d’Aghribs, dans la wilaya de Tizi-Ouzou, indique le ministère de la Défense nationale dans un communiqué.
«Dans le cadre de la lutte antiterroriste et grâce au concours des citoyens et à l’exploitation de renseignements, un détachement de l’Armée Nationale Populaire, relevant du secteur opérationnel de Tizi-Ouzou/1ère Région Militaire, a neutralisé aujourd’hui 29 novembre 2015, deux (02) terroristes, suite à une opération de ratissage près de la commune d’Aghribs, au nord de la ville d’Azazga», précise la même source ajoutant que «l’opération, qui est toujours en cours, a permis de récupérer deux (02) pistolets mitrailleurs de type kalachnikov, une quantité de munitions, huit (08) téléphones portables et d’autres objets». C’est dit donc, l’opération se poursuit toujours. A déduire que le bilan de ce ratissage ne s’arrêtera pas là et que d’autres sanguinaires pourront être neutralisés. A déduire aussi que les forces de sécurité ont eu certainement des informations de l’existence d’un important groupe d’islamistes armés dans cette région. Un groupe dont le nombre dépasserait les deux individus, sinon, l’opération se serait arrêtée hier. En tous cas, cette contrée, du côté d’Aghribs, Azeffoun et surtout Yakourène et Akarou, communes limitrophes, au nord d’Azazga, sont connues pour être le théâtre d’activités terroristes. Leurs situations géographiques, faites de reliefs accidentés et de vastes massifs forestiers, ont toujours constitué une des caches et refuges préférés des sanguinaires de la nébuleuse organisation d’El Qaida du Maghreb. Doit-on rappeler tous les attentats perpétrés dans un passé récent dans cette région ? Plusieurs opérations de ratissage y ont été initiées par les forces de sécurité lesquelles se sont soldées à chaque fois par plusieurs terroristes abattus. Mais de là à exterminer ces groupes et à nettoyer la région de cette peste, l’Armée, appuyée par les éléments de la Gendarmerie, n’y est pas encore parvenue. On dirait que ces islamistes se régénèrent. Quoi qu’il en soit, cette opération, qui intervient quelques jours après la destruction de six casemates, dont deux à Yakourène justement, atteste, si besoin est, que les groupuscules terroristes écument toujours la région. Aussi, peut-on conclure, les forces de sécurité ne lâchent pas prise et maintiennent la pression sur ces meurtriers, les poussant jusqu’aux derniers retranchements.
M.O.B
