Le maire a enfin les coudées franches

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L’affaire de la gestion de la commune de Bouira a fait couler beaucoup d’encre durant de longs mois, et, ayant tenu en haleine l’opinion publique locale, elle a connu récemment son épilogue. Désormais, le maire dispose de tous les pouvoirs de gestion, et ses détracteurs, qui n’ont pu avoir gain de cause en dépit des multiples démarches entreprises pour destituer le premier magistrat de la ville, sont manifestement déboutés.Il y a à peine dix jours, en effet, une correspondance instructive, émanant des services du wali, a mis définitivement fin au problème de gestion de l’Assemblée populaire communale de Bouira, ainsi que le blocage qui l’affectait depuis le 28 octobre dernier. A cette date, neuf sur les seize membres qui composent l’assemblée avaient exprimé leur retrait de confiance au P/APC d’obédience FLN, mis à l’index et accusé d’avoir mal géré les affaires publiques, de dépassements et plusieurs autres malversations. Le quorum pour un retrait de confiance en bonne et due forme n’étant pas atteint, les choses sont restées depuis en l’état et les animosités se corseront entre les deux clans ; partisans et opposants du P/APC ne faisaient qu’envenimer la situation, jusqu’au blocage quasi-total du fonctionnement de la municipalité.On se rappelle même que lors d’une session extraordinaire convoquée par le P/APC, il y a quelques semaines de cela, pour l’adoption du budget primitif. La réunion avait tourné court car les membres de l’opposition, qui s’attendaient à ce que le maire rende le tablier, ont fini par claquer la porte : les neuf opposants du Maire (03 FLN, 03 FFS, 02 indépendants et 01 Islah) ont reproché à celui-ci de ne pas avoir convoqué la réunion dans les délais ainsi que l’absence du bilan d’activités qui aurait dû se faire entre les différentes sessions de l’APC.Dès lors, les nombreux rapports incriminant le maire et les multiples accusations portées à son encontre ont fait réagir les responsables hiérarchiques qui avaient ordonné qu’une enquête soit ouverte afin que toute la lumière soit faite sur la gestion de la commune. Une entreprise qui a vraisemblablement abouti à des résultats, lesquels restent malheureusement inconnus pour les citoyens de Bouira.Ce qui est effectif, en revanche, c’est qu’aujourd’hui, le président de l’Assemblée populaire communale de Bouira est investi de tous les pouvoirs de gestion de la dite commune. Le document de décision qui lui a été adressé par le wali lui confère ainsi l’aptitude de régner en maître à la tête de la municipalité même s’il ne jouit que de la minorité au sein de l’assemblée.

Anis S.

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