Des chantiers sont ouverts à l’intérieur d’au moins trois établissements scolaires au chef-lieu de wilaya de Béjaïa, sans qu’aucune mesure de sécurité ne soit prise.
Les entreprises en charge de la construction de nouvelles classes ou de cantines dans ces établissements ont jeté pelles et brouettes de côté et ont déserté leurs chantiers, faisant craindre la survenance du pire à tout moment. C’est le cas, notamment, au niveau de l’école primaire d’Ighil Ouazzoug où l’entreprise en charge de la réalisation d’une cantine scolaire, après avoir creusé des trous au beau milieu du préau, a tout bonnement pris congé mettant ainsi en danger les élèves et le personnel dudit établissement. La «faillite» de cette entreprise est loin d’être un cas isolé. Au niveau de l’école Soumari, sur les hauteurs de Béjaïa, les travaux de construction des nouvelles salles de classes s’éternisent au grand dam des parents d’élèves et tous les habitants du quartier. La politique, marque de nos responsables et entrepreneurs, a poussé les parents à retenir leurs enfants chez eux pendant au moins une semaine. Dans une correspondance adressée, en octobre 2014, à qui de droit, la directrice de ce primaire écrivait: «les pluies diluviennes qui se sont abattues sur Béjaïa, les 4, 5 et 14 octobre, ont provoqué un affaissement de terrain à proximité de la classe préparatoire et ce, suite à l’arrêt des travaux de construction de salles de classes depuis le 15 septembre. Cette situation s’aggraverait en période hivernale et mettrait en danger les élèves». Et les parents d’élèves de ladite école ne cachent pas, de leur côté leur «désarroi» devant cet état de fait. Ces derniers estiment que «l’école des frères Soumari menace ruine». Ne voyant rien venir malgré leurs multiples requêtes adressées aux autorités locales de Béjaïa, les parents d’élèves de l’école primaire susdite, ont sollicité maintes fois, l’APC à intervenir sans tarder pour remédier à cette situation qui peut virer à la catastrophe, notamment durant la saison des grandes pluies. L’un d’eux nous a confié qu’un élu de l’APC de Béjaïa, ayant assisté à la réunion des membres de l’APE, a déclaré devant l’assistance que l’entreprise en charge de la réalisation d’un groupe scolaire à l’école Soumari, était «défaillante». «Va-t-on reprendre les travaux avec la même entreprise, sachant que cette dernière, de l’aveu même d’un responsable communal, est défaillante», s’interroge notre interlocuteur, préconisant la construction de murs de soutènement pour consolider les murs d’enceinte des classes qui laissent voir des infiltrations d’eaux usées qui risquent d’avoir des conséquences néfastes sur la santé des élèves et du personnel de l’établissement. C’est désormais chose faite, mais après une année de galère !
D . S.

