Ils ont pour noms: Ighil Azem, Bahalil et Ighil Ouchekrid. Ces trois villages, relevant tous de la commune d’Aghbalou, ont un seul dénominateur commun : le sous-développement. Les carences dans l’aménagement urbain sont multiples, et les habitants de ces trois localités vivent avec les moyens de bord en attendant que leur situation s’améliore. Ces villages connaissent une expansion urbaine tangible avec des dizaines de maisons qui « naissent », mais qui ne sont pas encore raccordées aux VRD (voiries et réseaux divers). Il y a, par exemple, cet énorme problème d’électrification rurale qui « empoisonne » la vie aux villageois, dont les habitations ne sont pas encore raccordées. Cet épineux problème a été soulevé maintes fois, par les habitants de ces villages enclavés et perchés sur les flancs abrupts des contreforts méridionaux de la chaîne montagneuse de Djurdjura. L’extension du réseau électrique vers les zones montagneuses, non encore alimentée, devient une nécessité absolue pour ces citoyens, lesquels ne demandent que leurs droits constitutionnels! Néanmoins, pour ce qui est du gaz de ville, le « trio » Ighil Azem, Bahalil et Ighil Ouchekrid s’est vu inscrire un projet d’alimentation en cette énergie. Cela ne peut que soulager les habitants de ces patelins, et ce, du moment que l’hiver y est rigoureux, avec des chutes de neige qui sont enregistrées, finissant, le plus souvent, par cloîtrer les villageois chez eux, surtout les élèves, à cause du blocage des voies d’accès et des routes par les flocons de neige. Le gaz de ville revêt en ces contrées une importance capitale, en ce sens que pendant les journées glaciales, la bonbonne de gaz butane devient une denrée rare et surtout très chère, allant jusqu’à coûter 400 DA l’unité! D’autres déficits en matière d’aménagement urbain sont malheureusement répertoriés, à l’image de l’insuffisance de l’éclairage public, les ruelles non-bétonnées, l’absence d’infrastructures sportives et de loisirs pour les jeunes, etc.
Y. S.
