Après plusieurs essais pour fluidifier la circulation automobile au centre-ville d’Aïn El Hammam, les autorités locales tentent « une nouvelle méthode qui a donné des résultats probants dans les grandes villes », nous confie un moniteur d’auto-école.
Faisant partie du plan de circulation mis en place, progressivement, depuis plusieurs mois, des feux tricolores viennent de faire leur apparition au centre-ville. Pour une première expérience, au niveau local, entamée dans la journée de vendredi dernier, les résultats ont été appréciables, selon les riverains. Cependant, les piétons gagneraient, eux aussi, à emprunter le passage qui leur est réservé au moment où le feu vert leur donnera le droit de passer de l’autre côté de la rue. Non habitués, ils continuent à gêner les voitures, en traversant la chaussée comme et quand bon leur semble.
D’autres carrefours sont appelés à être dotés de feux si ceux du carrefour des horloges s’avèrent efficaces. Ils ne remplaceront pas, tout de même, le policier dont la présence dissuasive doit décourager les éventuels «bruleurs» de feux rouges qui ne manqueraient pas de se faire remarquer. Le carrefour des horloges n’est pas choisi par hasard pour expérimenter les feux tricolores.
Il représente le goulot d’étranglement par où transitent quotidiennement des milliers de véhicules venant d’Aït Yahia, d’Ath Bouyoucef, d’Iferhounene et autres pour se rendre vers Tizi-Ouzou ou ailleurs. Les fourgons de transport, desservant une quinzaine de villages et l’hôpital, doivent obligatoirement passer par ce rond point, tant redouté des automobilistes surtout aux heures de pointe. Deux autres points noirs gagneraient, également, à être dotés de feux tricolores. Si on arrive de cette façon à fluidifier l’intersection de la place et celle de la mairie, le défi sera remporté.
A. O. T