Depuis quelques jours déjà les laboratoires d’analyses médicales et certaines pharmacies sont systématiquement pris d’assaut dès leur ouverture dans la matinée. Aussi, nous avions été surpris par le nombre d’enfants, des élèves scolarisés, dans ces officines, lesquels étaient accompagnés de leurs parents, ce qui nous fait penser à une quelconque maladie décelée dans les établissements scolaires. «Ces élèves sont ici pour avoir leur carte de groupage sanguin», nous informe ce père de famille qui s’est présenté avec ses deux enfants scolarisés dans l’un des collèges de la ville pour l’aîné et à l’école primaire pour le plus petit.
Juste à côté de lui, un autre père n’hésita pas à s’approcher de nous pour nous déclarer qu’il est venu de la commune d’Aït Yahia Moussa jusqu’à Draâ El-Mizan pour le même motif, à savoir la délivrance d’une carte de groupage sanguin pour son enfant. Pour la commune d’Aït Yahia Moussa, des écoliers, collégiens et lycéens se sont dirigés vers les laboratoires d’analyses de Draâ El-Mizan où ils avaient déboursé pas moins de deux cents (200) dinars chacun pour se faire délivrer ladite carte.
Seul un petit nombre d’entre eux ont été pris en charge gratuitement et sans faire aucun déplacement, par la polyclinique de leur localité. Par ailleurs, nous avons approché des chefs d’établissements d’enseignement primaire pour nous éclairer un peu plus sur cette carte de groupage exigée des élèves, laquelle, faut-il le souligner, n’est que bénéfique pour ces derniers quand il s’agit d’intervenir en urgence, en cas d’accident scolaire. «Cette décision n’a pas été prise, au niveau local, par l’UDS et le service de la médecine scolaire.
Il s’agit là d’une décision ministérielle qui concerne tous les élèves scolarisés sur tout le territoire national, et ce, pour leur établir un fichier national avec toutes les informations et tous les renseignements les concernant», explique l’un de nos interlocuteurs.
Essaid Mouas