… Visite au musée Krim Belkacem à Draâ El-Mizan…

Le 11 décembre 1960 a été différemment célébré à travers la région. À Draâ El-Mizan, c’est l’Organisation locale des moudjahidine qui a programmé en collaboration avec l’APC, des activités afin de commémorer le 55° anniversaire des manifestations du 11 décembre 1960. Ainsi, après un rassemblement au niveau de l’APC, une procession composée de moudjahidines, de citoyens et des autorités locales (civiles et militaires) s’est dirigée au monument dédié aux martyrs de la guerre de libération nationale (1954- 1962) sis à proximité du siège de la sûreté de daïra. Après une minute de silence observée à la mémoire de tous ceux qui sont tombés au champ d’honneur, il y eut quelques interventions rappelant, à l’occasion, les manifestations et la répression qui avaient eu lieu ce jour-là pratiquement dans toutes les rues d’Alger. Au terme de quelques témoignages, l’imam a lu la fatiha et la foule s’est dispersée en attendant que ce carré soit aménagé prochainement. De son côté le directeur du foyer pour jeunes d’Ath Ali, sur les hauteurs de Frikat, M. Mouloud Lamrani, a organisé pour cette commémoration en collaboration avec l’APC et le comité de village une visite au musée Krim Belkacem de Tizra Aissa à Aït Yahia Moussa. Trente-cinq jeunes, fils de chahids, ont pris part à cette sortie.  » C’est pour faire connaître à ces jeunes la maison où était né le négociateur d’Evian. C’est une occasion pour eux de revisiter l’histoire de ce héros qui avait pris les armes en 1947 avec son ami le futur Colonel Ouamrane, natif de Frikat », nous dira l’organisateur de cette sortie. Durant une heure, les hôtes de Tizra Aissa ont eu l’occasion de visiter toutes les chambres, notamment celle où avait vu le jour Le Lion des Djebels ainsi que son parcours historique à travers des coupures de journaux, des déclarations et diverses affiches.  » Nous ne savons pas qu’il existe un musée dans la région de Krim Belkacem. Nous allons demander au directeur de notre établissement de nous organiser une sortie comme celle-ci le dix-neuf mars prochain à l’occasion de la célébration du 54° anniversaire du cessez-le feu. Ce sera l’occasion pour nos camarades de connaître ce musée », nous répondra un collégien. Des fils de chahids ont, par ailleurs, souhaité que la maison où est né le colonel Amar Ouamrane subisse une réhabilitation, comme celles décidées pour les autres demeures des héros de la révolution. En tout cas, cette journée a été bénéfique notamment pour ces jeunes qui n’ont pas connu ce lieu. C’est l’histoire de la révolution qui a été en quelque sorte, revisitée.

Amar Ouramdane