Encore une fois, les habitants du hameau «Bélouadi», situé à l’extrémité Ouest de la commune, sont revenus à la charge pour faire entendre leurs doléances, qui ne sont toujours pas prises en charge. Ainsi, très tôt dans la matinée du jeudi passé des dizaines de jeunes dudit hameau se sont présentés à l’entrée du village de Boufhaima, sur la RN68, munis de pneus et de tronçonneuses pour couper des troncs d’arbres avec lesquels ils fermeront cette importante voie de communication à la circulation. «Nous, habitants de Bélouadi, ne demandons que la réfection et l’aménagement de notre chemin. Une opération qui n’a pas été achevée alors que nous sommes à proximité d’une importante route nationale et dans peu de temps, nous serons à quelques centaines de mètres d’une des plus importantes voies de communication qui n’est autre que la pénétrante autoroutière. En attendant que cet aménagement soit réalisé nous continuons à subir au quotidien le calvaire de notre piste», nous déclarent, furieux, ces jeunes protestataires. Ces derniers ajoutent que leur seconde revendication concerne le gaz naturel, d’autant plus que rien n’a été fait jusqu’à maintenant pour leur branchement audit réseau. À cause de cette fermeture de la route, tous les usagers ont dû en cette journée rebrousser chemin et contourner Boufhaima par Azrou N’Tamart, pour rejoindre Draâ El-Mizan. Cependant, dès que les autorités locales eurent été informées de cet état de fait, des élus s’étaient rendus sur les lieux pour rencontrer les habitants de ce hameau et les informer de ce qui a été entrepris depuis leur dernière entrevue et où en sont les choses. C’est après quelques heures de discussion et des coups de fils par-ci par-là que les responsables locaux sont arrivés à convaincre les protestataires de libérer la chaussée dans l’après-midi, à la grande joie des camionneurs qui attendaient patiemment depuis la matinée sur les abords de la RN68.
Essaid Mouas
