«Au premier jour de notre grève, nous sommes très satisfaits du taux de suivi dans toutes les universités du pays. Les enseignants sont mobilisés et le sit-in que nous allons organiser, demain, montrera davantage leur solidarité», a affirmé hier, M. Rahmani. Le responsable syndical a démenti et dénoncé avec force l’information qui circulait, hier, sur les réseaux sociaux et qui parlait de l’éventuelle annulation du mouvement de grève du CNES. «Nous avons déposé une plainte contre X pour connaître les origines de cette manœuvre», dira M. Rahmani, avant d’ajouter : «Cela est une preuve que la tutelle est effrayée par notre mouvement de grève». Ladite organisation syndicale a exprimé son ras-le-bol quant aux pratiques de certains doyens à l’égard des syndicalistes et les enseignants.
«Devant le silence complice de la tutelle et l’impunité généralisée, certains recteurs ne s’embarrassent plus pour s’autoproclamer ‘’seigneurs’’ de leurs ‘’établissements’’. Et à défaut de prouesses dans la gouvernance et la gestion, ils excellent dans le harcèlement et la menace à l’encontre des représentants syndicaux élus démocratiquement et des enseignants qui osent défendre leurs droits les plus élémentaires», a martelé le coordinateur du CNES. Il a tenu à afficher la détermination des adhérents de continuer la protestation jusqu’à la satisfaction de leurs revendications. «Le CNES et ses représentants ne se tairont jamais devant les dangers qui minent et menacent l’existence de l’université nationale, tels les harcèlements et menaces qui pèsent chaque jours sur nos élus, les fausses promesses largement distillées dans les médias et la paupérisation qui touchent l’ensemble du corps enseignant», a-t-il affirmé. Face à cet état de fait, le responsable syndical a plaidé pour l’arrêt «immédiat» de toutes les mesures d’harcèlement et de toutes les poursuites judiciaires et disciplinaires. Il appelle, également à cesser toutes les formes de pression directes ou indirectes sur les élus et les enseignants. L’entité syndicale a également appelé l’ensemble des enseignants à observer un rassemblement national, demain, devant le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Dans ce sillage, il est à souligner que le CNES compte observer un autre débrayage de trois jours, les 5,6 et 7 janvier prochain. A retenir aussi que le conseil national des enseignants du supérieur a décidé de boycotter les journées d’évaluation du système LMD, qui seront organisée les 21 et 22 du mois courant par le département de Tahar Hadjar.
Samira Saïdj
