Boumerdès l’ANP maintient la pression sur les hordes terroristes – Ratissage à Timezrit

La traque des hordes islamistes se poursuit méthodiquement et sans interruption, depuis près de trois mois, particulièrement dans les zones sensibles de Boumerdès et de Tizi-Ouzou.

Hier matin, des détachements locaux de l’ANP ont fait mouvement en direction des monts situés à cheval sur les agglomérations d’Aït Ben Tafat et de Azzouza, sur la route de Timezrit. Ayant mis pied à terre, après le stationnement de leurs camions, non loin di lieu-dit  » Aïn Zelzla »- une fontaine ayant rejailli suite au séisme de 2003-, les militaires ont vite entrepris de fouiller le moindre recoin des périmètres ciblés.

Aucun coup de feu, pour l’heure, n’a été entendu. Mais toute trace suspecte, découverte ici, pourrait mener les brigades spéciales de l’ANP vers les tanières de la nébuleuse sanguinaire traquée. Et la destruction de toute casemate, forme d’harcèlement des groupes terroristes, est le prélude toujours à leur anéantissement tôt ou tard.

Le ministère de la Défense nationale qui ne minimise pas, loin s’en faut, l’importance d’un tel engagement, vient, d’ailleurs, de publier un communiqué faisant état des dernières interventions salutaires de l’ANP en Kabylie: «dans le cadre de la lutte anti-terroriste et contre la criminalité organisée, deux détachements de l’armée nationale populaire, relevant des secteurs opérationnels de Boumerdès et de Tizi-ouzou / 1ère région militaire, ont découvert, puis détruit le 10 décembre 2015, sept (07) casemates qui servaient de refuges pour les terroristes.

Déclenchées simultanément sur renseignements précis, ces deux interventions sont le prolongement des séries de coups de filets ayant eu pour théâtre les maquis d’aghribs, prés d’Azazga, et de ceux de Sidi Daoud, à l’Est de Boumerdès. Dans la zone de Tizi-Ouzou, pas moins de sept sanguinaires, au total, ont été éliminés et leurs armes à feu récupérées, alors qu’on faisait état de la neutralisation d’au mois quatre autres terroristes dans la deuxième wilaya citée.

Considérée depuis fort longtemps comme base arrière de l’ex gspc, cette partie de la Kabylie maritime demeure strictement surveillée par les différentes structures de sécurité. En aval, celles-ci y avaient procédé il y’a un mois, au démantèlement d’un autre réseau de soutien au terrorisme, en prolongement d’autres rafles de la police judiciaire ayant eu lieu, le début octobre et la mi-novembre, dans les localités de Dellys, Baghla, Cap djinet, Bordj Ménaiel et Naciria.

L’impératif de sécurité confère à l’ANP et à ses structures annexes de ne laisser aucune liberté d’action aux relais des résidus des anciennes phalanges islamistes. Sans leurs filières clandestines, dont les tâches peuvent paraître parfois anodines, comme l’achat en grandes quantités de denrées susceptibles d’être acheminées vers les maquis, ces forces obscurantistes sont incapables de perpétrer leurs coups brutaux. En guise de prévention contre la résurgence de l’islamisme ravageur, les forces locales de sécurité ne se permettent, par conséquent, aucun moment de répit.

Salim Haddou.