Certes, la commune d’Ath Yahia Moussa n’a pas enregistré de développement de certains secteurs, tel celui de la création d’entreprises ou de micro-entreprises, mais il y a lieu de signaler que le seul secteur où le nombre d’infrastructures déjà réalisées est important, reste tout de même celui de l’éducation. Si au début des années 70, pour ne pas dire au lendemain de l’indépendance, le nombre « d’études » se comptait sur les doigts d’une seule main, aujourd’hui, on peut dire que chaque village ou même quelques hameaux ont leur établissement scolaire. Ces dernières années, trois collèges ont vu le jour : celui de Tafoughalt, celui des frères Oudni et celui de Tachtiouine. Le quatrième collège inscrit pour le versant, c’est-à-dire pour les villages Iâllalen, Ighil El Vir et les hameaux environnants, vient d’être lancé. La réalisation de ce CEM base 4 viendra à point nommé soulager les élèves qui se rendent jusqu’au chef-lieu, moyennant des dépenses et autres tracasseries quotidiennes. Selon une source locale, cet établissement comprend, en plus des blocs pédagogiques, une cantine et quatre logements d’astreinte. Pour ce qui est des délais de réalisation, ils sont fixés à huit mois. « Si tout va bien, ce collège ouvrira ses portes à la rentrée scolaire prochaine. Au moins, cela va nous éviter aussi d’utiliser les camions pour le transport scolaire », nous a confirmé une source locale. En outre, nous avons appris que les travaux au niveau du lycée avaient atteint aussi un taux considérable. Il y a lieu de rappeler que lors de sa visite en décembre dernier, M. Boubekeur Benbouzid, ministre de l’Education nationale avait visité le chantier et recommandé d’accélérer les travaux. Ainsi, avec ce lycée de 1 000 places pédagogiques, dont trois cents demi-pensionnaires, les élèves n’iront plus jusqu’à Draâ El Mizan. Dans le même ordre d’idées, c’est-à-dire le lancement des projets inhérents à l’éducation, il est attendu de réaliser une école primaire à Ath Ouacifs et le lancement de celle d’Iâzavène, inscrite en 1996. « Ce retard est dû au litige entre les héritiers auxquels appartenait le terrain choisi », nous a ajouté la même source. En tout cas, il ne reste qu’à développer le secteur de la formation professionnelle car, dans cette région, il n’existe pas de centre et encore moins une annexe.
Amar Ouramdane
