L’équipe affectée au ramassage d’ordures est considérée comme l’une des meilleurs équipes ayant bien fonctionné jusque là. Un fait reconnu par tout le monde. Hélas, elle a commencé à battre de l’aile, ces deux dernières semaines, et affiche un disfonctionnement fort apparent. Elle commence à provoquer une certaine ébullition chez les citoyens qui voient s’accumuler les amoncellements d’ordures au fil des jours. C’est le cas notamment d’Aggach, un village périphérique du chef-lieu de commune de Saharidj, lequel a été inclus dans les rotations de ramassage d’ordures une journée sur deux et ce, depuis la mise en service de cette équipe d’éboueurs, il y a environ quinze ans, mais qui est complètement ignoré depuis bientôt vingt jours. Un laisser aller qui n’a pas laissé indifférents les villageois qui commencent à monter au créneau et menacent d’aller déverser leurs déchets ménagers devant l’esplanade de l’APC dans le cas où cette équipe ne reprend pas le ramassage dans les plus brefs délais. Un groupe de résidents de ce villages, qui abrite environs mille cinq cent âmes, nous ont approché dimanche dernier, pour dénoncer cet état de fait pénalisant, d’autant plus que ce village est depuis la création de la commune de Saharidj durant le découpage administratif de 1985, considéré comme un quartier du chef-lieu de commune duquel il n’est séparé que par le cimetière Tayda lemssara. Ce dernier est un lieu traditionnel où se rencontraient, jadis, tous les villageois ou leurs représentants de l’aarch Amchedal. Nos interlocuteurs affichent leur détermination d’aller jusqu’au bout de leur menace dans le cas où les responsables locaux ne réparent pas cette injustice dans l’immédiat. Il est à noter que le même village n’a pas encore bénéficié des bacs à ordures et que les citoyens continuent à utiliser des moyens de fortunes pour y déposer leurs déchets ménagers en bordure de la rue principale pour faciliter la tâche aux éboueurs.
Oulaid Soualah