Bouira Deux journées de formation sur le sujet ont été initiées par l’association « Agir » – La production et la consommation durables au menu

Une production effrénée ! Une consommation irrationnelle ! La combinaison de ces deux facteurs économiques met notre environnement en situation de danger de mort. Les maladies à transmission hydrique, surtout, l’élévation du niveau des mers, les ouragans, les cyclones, les incendies et autres catastrophes naturelles ont, peut être, leur modeste origine dans nos comportements de tous les jours. Ces comportements nous semblent d’autant plus anodins que, souvent, nous ne voyons pas l’utilité de les changer. À sa manière, l’association Agir, dont le spectre d’actions comprend l’insertion sociale, le développement et la sauvegarde de l’environnement nous interpelle. Abordant ces thèmes dont l’intérêt vital pour notre environnement n’échappe à personne, elle a organisé le 25 et 26 décembre un stage de formation au profit de 20 jeunes de la wilaya. Les principaux thèmes développés au cours de ces deux journées avaient trait à la production et à la consommation «durables». La question qui se posait pour l’animatrice Newal Guellel, chargée de communication, est la suivante : faut-il continuer à produire et à consommer à ce rythme aliénant qui ne tient aucun compte des conséquences incalculables sur notre environnement, notre devenir, l’un et l’autre de ces deux concepts étant étroitement liés ? La réponse est non ! Et notre formatrice avec des moyens didactiques modernes s’est attachée durant la matinée d’hier à le montrer. Seule une rationalisation de la production et de la consommation peut changer nos rapports avec l’environnement en vue de sa préservation. Cette rationalisation, sans remettre en cause ni le rendement ni la compétitivité s’articule autour de deux concepts simples : mettre sur le marché des produits biodégradables ou facilement recyclables. Au niveau de la consommation, la rationalisation se manifeste au niveau des comportements et fait appel à la responsabilité. À ce stade, l’animatrice a recouru à deux exemples : le comportement du consommateur européen et celui du consommateur de pays en voie de développement. Le panier utilisé par le premier est bio dégradable, celui du second est en plastique et non recyclable, car déjà recyclé. Toute la problématique est donc là. Et Mme Newal Guelllal a appelé dans son exposé à un comportement plus rationnel et par conséquent plus responsable. Sans condamner aucun modèle social (ces derniers tendant à se rejoindre et à se fondre dans le moule de l’économie de marché basée sur la productivité et la compétitivité) et considérant, par ailleurs, que toutes les technologies n’ont d’autres buts que d’être au service de «faciliter la vie de l’être humain», la formatrice a mis en évidence la nécessité pour les producteurs de ces services et des ces biens de rationaliser leur production en tenant compte de deux paramètres essentiels : les ressources utilisées dans la fabrication ne sont pas inépuisables et les produits mis sur le circuit ne doivent pas devenir un danger pour l’environnement. À titre d’exemple, elle a cité le cas de l’usine de Rouiba, contrainte de changer de stratégie au niveau du conditionnement de ses produits, optant pour la canette et le bac biodégradables. Pour résumer, c’est à des comportements d’hommes civilisés, d’hommes responsables et soucieux de leur environnement, que nous produisons ou que nous consommons «durable», que Mme Newal Guellal, chargée, pendant ces deux journées, de la formation de 20 stagiaires, a appelé pour préserver notre environnement des menaces qui le guettent, qui nous guettent, car c’est en terme de survie que la problématique environnementale se pose pour nous, finalement. L’association Agir continue sa lutte à travers ses cycles de formation sous le slogan : «protégeons notre futur». Et si un futur meilleur ne dépendait que d’un simple geste de notre part : produire et consommer «durable», mais «biodégradable» ?

Aziz Bey