«J’ai une chance de passer»

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Idir Nekkache est actuellement vice-président à l’APC de Tizi-Ouzou. Il est chargé de la commission environnement et hygiène.

La Dépêche de Kabylie : Pourquoi participez-vous à cette élection ?

Idir Nekkache : Notre maire, M. Aït Menguellet, s’est abstenu de participer, ce qui à influé sur ma décision de me porter candidat. Je n’aurais jamais participé s’il s’était présenté. Nous avons toujours formé un groupe soudé d’ailleurs il soutient ma candidature. Ensuite, le bon travail accompli par toute l’équipe au sein de l’APC de Tizi-Ouzou méritait d’avoir un représentant à ces élections. Le bon fonctionnement d’une APC du chef-lieu de wilaya, où les actions sont rapidement mises en évidence quand le travail est bien fait, se répercute sur le quotidien des citoyens. Il y a aussi l’insistance de quelques amis qui croient en mes chances dans cette joute électorale.

Pourquoi voudriez-vous devenir sénateur ?

En 2005, j’étais chez moi, je voyais la niche d’ordures de l’immeuble où j’habite prête à déborder avec toutes les conséquences induites sur notre environnement immédiat, rats, moustiques et j’en passe. Je me suis dit alors qu’il fallait passer à l’action. Je me disais que si j’étais élu je m’occuperais du volet environnemental. Et c’est comme ça que je suis venu à faire de la politique en intégrant un parti, alors qu’à l’origine j’étais cadre financier dans une banque publique. Et aujourd’hui, je fais la même démarche mais pour le poste de sénateur, mes idées trouveront un écho encore plus puissant et les délais de leur concrétisation plus rapides. Des idées à mettre en pratique pour élever le niveau de prestation de nos services administratifs à l’échelle nationale et attirer l’attention sur des problèmes qui touchent l’environnement. Il y a par exemple ce projet auquel on s’oppose qui consiste en la réalisation d’un parc citadin dans la magnifique forêt de Harouza, alors que cet argent pourrait servir à la réalisation d’infrastructures sportives pour les jeunes sur les sites récemment désaffectés de Bounar, à la carrière. Je me présente en tant que candidat indépendant pour donner à chacun des élus une occasion de voter, non pas pour un représentant de parti mais pour la personne qu’il juge apte à représenter notre wilaya au niveau national.

Quelles sont vos chances d’être élu sénateur, d’autant plus que les candidats du FFS et du RCD, et à un degré moindre celui du FLN, ont une longueur d’avance sur vous ?

Une élection n’est pas une science exacte et n’est jamais gagnée d’avance. Certes, mathématiquement parlant, les candidats que vous venez de citer ont plus de chances que moi, mais lorsque l’électeur est devant l’urne, ça devient autre chose. Je pense que j’ai une chance de passer car j’ai fait une très bonne campagne. Je me suis rendu dans 53 APC et j’ai rencontré tous les maires et plein d’élus, les échos sont normalement favorables. De toutes les manières, l’urne parlera aujourd’hui. Si je passe c’est tant mieux, sinon ça aura été au moins une très bonne expérience que j’utiliserai à l’avenir pour réactiver le travail intercommunal.

Votre mot de la fin…

J’adresse un message à tous mes amis élus, de tous les partis, qui ne se sentiraient pas concernés par ces élections, pour une raison ou une autre. Je leur dis que les citoyens leur ont donné la prérogative de choisir le meilleur candidat de notre wilaya au conseil de la nation. C’est une responsabilité à laquelle il ne faut pas se dérober, d’autant qu’il s’agit d’un scrutin à vote secret. Avant d’en arriver à ce stade, quelques-uns ne donnaient pas cher de ma peau, puisqu’il se disait que je n’avais aucune chance d’être candidat. Aujourd’hui, hamdou lilah, je suis candidat et j’ai une grande confiance en les élus de notre wilaya. Ceux qui voteront librement, sans œillères partisanes, je sais qu’ils voteront pour moi. Pour conclure, je dis bonne chance à tous les candidats.

Entretien réalisé par Hocine T.

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