La Dépêche de Kabylie

Les paysans se rabattent sur elle pour lutter contre la sécheresse – L'irrigation pour sauver les récoltes

Le stress hydrique fait encore parler de lui dans le milieu paysan en particulier. Effectivement, l’inquiétude et le pessimisme se lisent sur les visages des agriculteurs, car leurs activités dépendent beaucoup de la pluie. Qui sait mieux qu’eux, que les pluies font bien l’affaire sans coup férir? Avoir l’eau « bénite » tombant du ciel est le meilleur cadeau, sans conteste, qu’offrirait ce dernier à ces gens désemparés! Mais bon, quand le ciel devient « radin », les pauvres fellahs se trouvent désarçonnés, et ne savent plus quoi faire. En vérité ils n’ont pas d’autres choix que de se rabattre sur l’irrigation sous toutes ses techniques: l’aspersion, le goutte-à-goutte, les rigoles, etc. L’essentiel pour eux est que leurs cultures arrivent à tenir bon, le temps qu’il pleuve. Mais on n’en est pas encore là malgré l’assurance de météo Algérie, laquelle prévoit une nouvelle perturbation pour cette fin d’année…

En attendant, ce sont les eaux souterraines qui prennent la relève à travers les forages et les puits d’où elles sont pompées sans discontinuer. L’image de l’exploitation agricole située dans la plaine d’Oughazi, pour l’exemple, résume à elle seule, le désarroi dans lequel se trouve l’agriculture dans cette région mise à mal par une sécheresse qui vient en trouble-fête!

Eh oui, les pommes de terres occupant d’importantes surfaces dans cette exploitation agricole d’Oughazi, située à Bouaklane dans la commune de M’Chedallah, sont arrosées par aspersion. Cependant, on peut affirmer que la récolte est proche, et que la production est sauvée in extremis avec cette méthode d’irrigation, laquelle, faut-il le noter, coûte vraiment chère aux gérants! En principe, les maraîchages peuvent s’en « tirer » sans grands dégâts avec cette méthode d’aspersion, en revanche, c’est la céréaliculture qui donne du souci, car les pousses ont besoin de beaucoup d’eau pour leur croissance, c’est ce que les pluies apportent par excellence, contrairement à l’aspersion qui n’arrive pas vraiment à faire pousser normalement les épis.

En attendant d’éventuelles pluies salvatrices, les fellahs s' »usent » les poches afin de maintenir en vie leurs récoltes, tout en scrutant un ciel qui demeure chargé d’humidité et d’une atmosphère sèche.

Y S.

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