Les expropriés réclament leur dû !

Partager

Elles sont onze familles en tout qui partagent le même nom patronymique et les mêmes terres divisées en lopins et qui, selon un de leurs représentants, partagent aussi le joug d’une injustice qui s’abat sur elles. En effet, la proximité de leurs terres avec la centrale hydro-électrique de Darguina ne cesse d’être une source de désagréments. Alors que le maillage de lignes électriques de moyenne tension (MT) et de haute tension (HT), survolant leurs terrains et réalisées par le passé a rendu la majeure partie de ces mêmes terres inconstructibles, voilà qu’un autre projet de réalisation d’une nouvelle ligne de transport électrique (HT) reliant Darguina à la ville de Béjaïa, qui est sur le point d’être réalisé par la GRTE, va encore une fois survoler les dernières parcelles qui leur restent. Bien qu’à leurs yeux le préjudice va être important, car ce survol va les priver des derniers espaces pouvant accueillir leurs futures constructions, ces familles ne se sont pas opposées à ce projet d’utilité publique. Elles avaient seulement demandé d’être dédommagées pour cette perte, comme c’est le cas partout ailleurs.

Les négociations engagées avec les autorités, en présence des services concernés (directeur régional de la GRTE, directeur de l’énergie et des mines, le secrétaire général de la wilaya, le DRAG, le directeur des impôts, le chef de daïra, le P/APC), avaient abouti à la signature d’un arrêté (n°13/1389) par l’ex-wali de Béjaïa, M. Touhami, en date du 02 juillet 2013, fixant le montant des indemnisations et ordonnant son dépôt par la GRTE au niveau du trésor public. Au moment où ces familles attendaient de percevoir leurs indemnités comme convenu, elles ont été surprises par le dépôt d’une requêté à leur encontre par la GRTE et par les services de la wilaya, les accusant de s’opposer à la réalisation de ce projet de passage de la ligne de transport électrique (HT) en ignorant l’accord signé avec l’ex-wali. Dans une déclaration dont nous détenons une copie, ces familles dénoncent cette manœuvre qu’elles trouvent injuste. En outre, elles appellent à ce que les lois de la République soient appliquées pour que la dignité du citoyen soit sauvegardée. La semaine passée, la rumeur de l’utilisation de la force publique par les autorités avait circulé ce qui a fait grandement accroitre l’inquiétude des membres de ces familles qui soutiennent que cette énième tentative d’intimidation serait une totale aberration.

Saïd M

Partager