Certes, le réseau routier de la commune a, quand même, bénéficié de nombreuses opérations, en citant, à titre d’exemple, la route vers Boumahni ou encore celle reliant Bounouh au chef-lieu, mais, l’important chemin communal qui rattache plus de six cents habitants au chef-lieu communal, empruntant le chemin intercommunal entre Frikat et Aïn Zaouia, est en état de dégradation avancée. En effet, cette route de six kilomètres est entièrement dégradée au point où certains véhicules n’y peuvent l’emprunter. «Pourtant, nous sommes là à attendre sa restauration depuis des années. On est pris entre le marteau et l’enclume. Il ne nous est ni facile de nous déplacer vers notre chef-lieu communal pour rallier la RN 30 ni encore moins vers le CW04 menant vers Frikat et vers Draâ El-Mizan. Vraiment, nous ne savons plus à quel saint se vouer», nous dira un habitant originaire du village de feu Aissat Rabah, ex P/APW de Tizi-Ouzou, assassiné le 12 octobre 2006 sur la terrasse d’un café maure à Aïn Zaouia-centre. Si le bitume a disparu ou a subi des bosses et des fissures partout, en raison des camions de gros tonnage qui l’empruntaient, ce chemin est dépourvu d’ouvrages et de fossés. «Il se dégrade de jour en jour. Nous ne savons pas qu’attendent les autorités des deux communes pour passer à l’action. Même si la direction des travaux publics ne l’a pas programmé il faudrait que les deux maires s’entendent et que chacun s’occupe du tronçon relevant de sa commune», signalera un autre habitant. À ce sujet, nous avons contacté le maire d’Aïn Zaouia, qui a reconnu que cette route est entièrement délabrée. «Il est vrai qu’il est devenu impraticable. Nous avons tenté à maintes reprises, de demander son inscription. Puisqu’il n’y a aucun programme spécial dans le cadre des PSD, il faudra encore attendre. C’est un chemin long de six kilomètres, il est impossible de le prendre en charge dans le cadre des PCD. C’est pourquoi nous devrons batailler pour obtenir son revêtement en béton bitumineux et même les autres aménagements», nous répondra-t-il. En attendant, les habitants des hameaux environnants devront encore prendre leur mal en patience, d’autant plus que maintenant il n’est plus aisé d’arracher un projet de telle envergure qui demanderait des milliards de centimes, difficiles, à décrocher en ces moments de vaches maigres.
Amar Ouramdane
