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Lancement sans réels moyens

L’opération de délivrance des cartes grises dans la municipalité de Seddouk a été lancée dans la précipitation, c'est-à-dire avec des moyens dérisoires, avoue le secrétaire général de l’APC.

Son ouverture a été prévue pour le 27 Décembre passé et faute de moyens, elle n’a été faite que le Dimanche 03 Janvier 2016. «Nous manquons de moyens, certes, mais nous n’avons pas le choix, donc, nous l’avons tout de même ouvert. D’ailleurs, nous venons de sortir la première carte grise», dira le secrétaire général de l’APC qui nous a invités à constater l’ouverture de ce service. De par l’exigüité de l’édifice du siège de l’APC qui a du mal à contenir tous les services existants déjà une cave manquant d’aération a été aménagée pour abriter le service de l’état civil. La question qui se pose est, pourquoi depuis le temps, les responsables APC qui ont succédé n’ont pas songé à construire un nouveau siège comme l’ont fait presque toutes les communes de la wilaya, ou du moins opérer l’extension puisqu’un vaste terrain communal existe à la lisière de l’ancien siège ? Aujourd’hui, c’est un bureau exigu qui a été affecté au service des cartes grises. Un bureau qui ne répond pas aux normes du fait que le dépôt, la délivrance et l’établissement des documents se font dans ce même lieu alors que la logique se veut que le service ait au moins deux bureaux séparés, l’un pour la réception du public pour les dépôts et retraits des documents, et l’autres pour l’établissement des cartes grises et des fiches de contrôle. Des rumeurs circulent en ce moment, disant qu’il est question de transformer l’édifice de la bibliothèque communale, dont le projet est toujours en cours de construction, en bureaux pour les services des cartes grises, passeports, permis de conduire et autres. Chose impensable pour les communs des mortels, du fait que l’APC peut engager des travaux de construction d’une petite bâtisse sur le terrain attenant le siège de l’APC, qu’une entreprise performante pourrait réaliser en un mois ou deux, c’est-à-dire bien avant l’achèvement des travaux de finition du projet de la bibliothèque, et laisser à césar ce qui lui appartient. La jeunesse de Seddouk, notamment les amoureux de la lecture qui cherchent à aiguiser leur intelligence, ont déjà beaucoup souffert du retard d’environ 10 ans mis pour la réalisation de cette bibliothèque et au jour d’aujourd’hui, les travaux sont encore en cours, et voila qu’on cherche à les exproprier carrément de leur bien. Les tracasseries ne sont pas encore finies pour l’APC qui doit encore chercher à trouver des bureaux pour le service de délivrance des permis de conduire et des passeports biométrique. Chose qui est loin d’être facile, quand on sait que le service des passeports nécessite à lui seul la mobilisation de trois ou quatre bureaux. Certes, les pouvoirs publics, pour améliorer la qualité de service en rapprochant l’administration des administrés, a fait dans la précipitation en voulant du jour au lendemain transférer, de la daïra vers les APC, les services en rapport avec les citoyens. Ce que nous avons aussi constaté le nouvel exécutif installé il y a moins de deux mois, tourne en rond et n’arrive pas à s’adapter. Certains attribuent cela au manque d’expérience de ses membres, d’autres parlent d’une désorganisation et des retards incommensurables frappant certains services. Dans tous les cas de figure, ce sont les citoyens qui pâtissent, notamment avec ces tas d’immondices qui jonchent dans les quartiers des villages et de la ville souillant la commune de Seddouk à l’heure où le nouveau wali attache une importance capitale à l’opération de propreté qui doit être systématique et permanente à longueur d’année. Au niveau de l’APC, on impute cela à deux camions qui sont en panne sur les trois que possède le service de la voierie.

L.Beddar

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