La Dépêche de Kabylie

Ighil Ali Subissant des éboulements et des chutes de blocs de pierres,… – Le réseau routier en piteux état

Le secteur des travaux publics dans la commune d'Ighil Ali n'est pas reluisant de l'aveu du P/APC M. Djoulaït. D'après notre interlocuteur, beaucoup reste à faire dans ce volet, car l'état du réseau routier de la localité est en proie à la vétusté et à la dégradation.

«L’état actuel des chemins communaux est lamentable! Ils nécessitent une prise en charge urgente et efficiente pour leur réhabilitation en couche de B. B (béton bitumineux)». Le P/APC dresse, dans la foulée, un tableau noir sur les routes de sa commune en déclarant: «notre commune reste parmi les dernières à l’échelle de wilaya en matière de revêtement de routes!». Dans le même sillage, M. Djoulaït déplore l’absence d’une subdivision des travaux publics (STP) au niveau de la daïra d’Ighil Ali, nonobstant le fait que le choix d’un terrain devant recevoir l’équipement public en question, a été effectué depuis belle lurette, mais sans pour autant que le projet ne connaisse la moindre étrenne! Par ailleurs, notre vis-à-vis évoque les innombrables problèmes enregistrés sur le plus important tronçon qui passe par la commune, la RN 106 en l’occurrence, laquelle fait la jonction entre la RN 26 à Allaghane et le chef-lieu de la wilaya de Bordj Bou Arréridj. Cette route très importante, au demeurant, est longue de 70 kms. La partie qui passe par Ighil Ali est sujette aux éboulements à la chute de blocs de pierres et à des glissements de terrains lesquels se produisent chaque jour, et ce, à différents endroits, surtout là où il y a des falaises abruptes. Etant donné que la localité d’Ighil Ali est située en zone montagneuse, ce genre de problèmes se manifestent de manière récurrente. À la tombée de la pluie et des neiges, cette route se retrouve fragilisée davantage. La boue, les torrents et d’un degré moindre les neiges, envahissent la chaussée en la bloquant carrément à certains endroits. Le P/APC n’y va pas par trente-six chemins pour préconiser prestement des travaux de consolidation et de confortement réguliers, et ce, afin que la chaussée soit toujours dégagée et moins exposée aux éboulements et autres chutes de blocs de pierres. À la fin de l’entretien, M. Djoulaït sollicite, pour la énième fois, les autorités de wilaya afin qu’elles puissent se pencher dans les brefs délais sur cet épineux problème qui a trait à l’état lamentable de la route qui mène vers le village historique d’El Kelaâ, où des éboulements gravissimes se produisent, chaque jour, en bloquant cette route et en isolant du reste du monde les 500 habitants composant ce village qui fut, autrefois, la capitale du royaume des Ath Abbas. «Nous avons besoin d’une déviation sur 3 kms seulement pour contourner les endroits dangereux de cette route, où des rochers entiers cèdent en tombant sur la chaussée!», souhaite vivement notre interlocuteur.

Syphax Y.

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