Un séminaire a été initié, jeudi, par la Chambre de commerce et d’industrie du Djurdjura – La loi de finances 2016 explicitée à Tizi-Ouzou

La Chambre de commerce et d’industrie du Djudjura s’est penchée, avant-hier, sur les nouvelles dispositions de la loi de finances (LF) 2016.

Le séminaire, ayant vu l’intervention d’experts en fiscalité a regroupé plusieurs entreprises et contribuables.

Les différents articles de la loi de finances 2016 ont été passés au crible par les intervenants lors du séminaire initié jeudi, par la chambre de commerce et d’industrie du Djurdjura. La manifestation, abritée par la salle de conférences de l’hôtel Lalla Khdidja, a regroupé de nombreux organes et représentants d’entreprises et sociétés. Brahim Hamadou et Mohand Mouazer, experts en fiscalité ont d’abord mis en exergues les mesures d’encouragement à l’égard des entreprises puisque, d’emblée, le premier intervenant soutient qu’à travers cette même LF, «on a tout fait afin d’aider et sauvegarder les entreprises». À travers l’exposé on parle de la possibilité de l’aménagement de zones d’activités et industrielles pour le privé dans les terrains particuliers à l’investisseur, de l’encouragement de la production nationale et du produit local en instaurant la taxe de 7% pour l’importation de la matière première. M. Brahim Hamadou s’étale aussi sur certains articles ayant fait couler beaucoup d’encre. C’est le cas de l’article 55 qui ouvre la possibilité pour un financement extérieur pour la réalisation de grands projets d’envergures, ou encore l’article 62 qui parle de l’ouverture du capital des entreprises à des actionnaires résidentiels et non résidentiels. Pour expliquer ce dernier justement, les intervenants estiment que c’est une manière de permettre aux entreprises défaillantes et boiteuses de se remettre sur pieds et de se relever pour se prendre en charge par la suite, sans pour autant être cédées à autrui étant donné la conservation de 51% du capital. L’autre volet des 95 articles de la loi de finances 2016 mis en avant, il s’agit de celui des facilitations. Ainsi, et toujours selon les intervenants, il existe des assouplissements dans les taxes et impôts et dans le système de fiscalité auquel sont soumises les entreprises en générale. Par ailleurs, l’expert Brahim Hamadou n’a pas omis de souligner à l’occasion que la loi de finances a «accusé un retard dans sa publication dans le journal officiel», puisque cela a été fait le 4 janvier, mais elle a tout de même été appliquée dès le 1er, faisant référence à la hausse des prix des hydrocarbures. Il affirme, par ailleurs, qu’une loi de finance complémentaire (LFC) pourrait «intervenir est sans doute très prochainement», puisque, dira-t-il, «la LF 2016 est initiée sur la base d’un prix de référence de 37$ le baril de pétrole et un taux de change de 98 dinars pour 1$». Deux premiers «repères» qui ne le sont plus, puisque «le baril de pétrole a accusé une baisse importante atteignant moins de 37$, alors que le taux de change d’1$ est de plus de 10,6 dinars», explique-t-il.

Tassadit Ch.