Le directeur général de l’enseignement et de la formation supérieure au niveau du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique a affirmé que « la suppression du système LMD (License, master, doctorat), appliqué au niveau des établissements universitaires depuis 2011, n’est pas à l’ordre du jour ». « Le système LMD a connu une amélioration, et ce malgré les dysfonctionnements et les échecs qui ont été enregistrés et qui seront corrigés à l’issue de la conférence nationale consacrée à l’évaluation de ce système, qui aura lieu à partir de ce mardi », a indiqué M. Ghoali Nourreddine qui s’exprimait, hier matin, sur les ondes de la chaîne I de la radio nationale. Le représentant du ministère de l’Enseignement supérieur a énuméré certaines insuffisances qui ont caractérisé le système LMD. Il s’agit, selon lui, des programmes pédagogiques et les exposés de formation qui ne sont pas adaptés aux besoins du marché du travail dans le secteur socio-économique. Il fera savoir dans ce contexte, que dans le cadre de la conférence nationale des universités élargies au secteur socio-économique, consacrée à l’évaluation de la mise en œuvre du système LMD que la tutelle a fait appel à tous les acteurs et parties prenantes du secteur de l’enseignement supérieur (associations estudiantines, partenaires sociaux, recteurs des établissements universitaires, représentants de différents ministères), et a fait un sondage dans le but de corriger les dysfonctionnements qu’a connu ce système. Évoquant, par ailleurs, le refus de la fonction publique de reconnaître la Licence du système LMD, l’invité de la radio nationale a indiqué que 90% des étudiants licenciés, issus du système LMD, poursuivent leurs études pour obtenir le master. Tout en réfutant de faire la comparaison entre les licences du système classique et celui du système LMD, M. Ghouali a révélé que la reconnaissance de la licence de ce dernier système est assez compliquée. «C’est à la direction de la fonction publique de prendre en considération les diplômes du système LMD, dans le monde du travail», a-t-il expliqué.
Formation pour les enseignants de la langue amazighe à partir de la prochaine rentrée universitaire
Par ailleurs et pour ce qui est du rôle des universités algériennes dans la promotion de la langue amazighe, M. Nourredine Ghouali a annoncé qu’à partir de la prochaine rentrée universitaire, l’école supérieure des enseignants procédera à la formation des enseignants formateurs, afin qu’ils soient qualifiés pour enseigner cette langue dans l’école algérienne. Il a souligné dans ce sens que « l’enseignement et la formation en langues amazighe se fait depuis plusieurs années dans les universités de Béjaïa et de Tizi-Ouzou». Il a, à ce propos, annoncé la création d’un institut de recherche en langue amazighe dans la wilaya de Béjaïa.
L. O. Challal
