Le département des sciences de la nature et de la vie (Biologie), relevant de la faculté des sciences biologiques et des sciences agronomiques (LMD/SNV) de l’université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou, est paralysé par une grève qui dure depuis un mois. Ne voyant rien venir, huit étudiants de ce département ont entamé une grève de la faim et en sont à leur cinquième jour. Comme principale revendication, les grévistes demandent un changement de leur emploi du temps, en tenant compte du refus des étudiants d’étudier le samedi et de la solution proposée par ces derniers. «Nous avons débuté les cours avec un planning normal, vingt jours après ils nous ont rajouté la journée du samedi, alors qu’ils ne nous assurent ni le transport ni la restauration ni encore moins la sécurité !», nous déclarera l’un des grévistes également membre du comité de ce département. Il ajoutera : «Nous avons organisé une marche qui a démarré du rectorat en direction de la cité administrative de la wilaya, ainsi qu’un sit-in devant le rectorat, nous avons sollicité tous les responsables, frappé à toutes les portes, mais après un mois de grève aucune réponse, c’est le mépris total !». Les étudiants ont organisé une assemblée générale, hier, au sein de leur département, à laquelle nous avons été autorisés à assister. Au cours de cette assemblée, tous les étudiants, notamment les grévistes de la faim visiblement très affaiblis, ont tout déballé. Il a été question de tous les problèmes qu’ils rencontrent au sein de leur département. L’un d’eux dira : «Les prises de décisions sans aucune consultation des composantes de la communauté universitaire, principalement les enseignants et les étudiants, n’est pas une pratique normale !». Dans la déclaration qui nous a été remise par les grévistes, les étudiants dénonceront : un comportement agressif de la part de l’administration, l’utilisation d’intimidations et l’instrumentalisation des conseils de disciplines comme moyen de dissuasion pour cacher la réalité l’utilisation des rapports de force comme moyen de lancer un dialogue, alors que la voie de la raison pouvait être privilégiée.
Taous C
