Les interventions sur le terrain des éléments de la direction du commerce de Tizi-Ouzou au cours de l’année 2015 ont permis de dresser 4 772 procès verbaux et de procéder à la fermeture de 330 commerces.
Le bilan de la même direction, qui note une hausse dans la majorité des chiffres communiqués, fait aussi part d’un défaut de facturation estimé à plus de 20 milliards de centimes et une saisie de plus de 14 tonnes de produits. C’est à l’occasion d’une conférence de presse qu’a tenu, dans l’après-midi de dimanche, le directeur du secteur du commerce de la wilaya, Akacha Doghmane au niveau de son bureau, que le bilan annuel du secteur a été dévoilé. Une occasion pour le responsable de faire le tour des activités des différents services de la direction. Des services qui ont effectués au cours de la même période 47 180 interventions sur le terrain, enregistrant une hausse de 17% par rapport à l’année 2014. En effet, et comme a tenu à le souligner le directeur du commerce local, cette année-là le nombre des interventions effectuées étaient de 33 429. Ces sorties ont été soldées par un nombre de procès verbaux toujours en hausse. D’après la même source, le nombre de PV dressés dans le cadre du contrôle des pratiques commerciales et de la répression des fraudes ont connu une hausse considérable estimée à plus de 13% contrairement à l’année d’avant, puisque pour l’année dernière on parle de pas moins de 4 772 PV contre 3 941 l’année d’avant. Ceci alors que les commerces préposés à la fermeture sont au nombre de 330 contre 396 l’année précédant. Le directeur étalant les résultats des activités au cours de l’exercice 2015, souligne, par ailleurs, que les quantités de produits saisis ont atteint, cette année là les 14,500 tonnes.
Un défaut de facturation de plus de 20 milliards de centimes
Un résultat en baisse avec celui de 2014 où l’on a fait état de la saisie de plus de 34 tonnes de produits divers. Autres infraction relevée, il s’agit du défaut de facturation, un volet dans lequel les éléments compétents de la direction ont relevé le montant de 20,400 milliards de centimes avec une hausse de 21% par rapport à 2014 (13,300 milliards). La tendance à la hausse des résultats obtenus est justifiée par le directeur avec «un renforcement du contrôle au niveau des différents commerces», ajoutant que «sur le plan de la qualité nous constatons une baisse des infractions, et ceci est dû à la multiplication des campagnes de sensibilisation et autres campagnes dissuasives, en plus de la mobilisation des moyens technique et humain». Le bilan de la direction a porté aussi, sur les intoxications. Un phénomène qui fait parler de lui, notamment en période estivale où la conservation des produits alimentaires avant leur consommation, n’est pas toujours respectée, notamment lors des fêtes et des cérémonies familiales puisque, estime le même responsable, «la majorité des intoxications ont été signalées lors de ce genre de manifestations qui échappent au contrôle des agents de la direction». En 2015, 146 intoxications ont ainsi été enregistrées au quatre coins de la wilaya. Des intoxications causées par «le non respect des règles d’hygiènes, la rupture de la chaine de froid, ou encore, la consommation de produits non conformes ou douteux». Sur volet de la régulation du marché l’année 2015 a été marquée par «une stabilité dans les prix des différents produits de consommation, même s’il y a eu, parfois, une hausse dans les prix des légumes secs et celui des viandes blanches relevés au début du dernier trimestre de l’année», estime le directeur qui note la différence contrairement à l’année d’avant. Puisque, fera-t-il rappeler, «en 2014, les prix ont connu des périodes de hausses importantes».
Des points de ventes pour les laiteries afin de limiter les pénuries de lait
Le bilan de l’année du secteur du commerce local a, aussi, noté des perturbations parfois récurrentes au niveau de la distribution du lait en sachet. Ceci étant dû «au non respect des distributeurs de leur itinéraire», comme le souligne le responsable qui parle de nouvelles mesures entreprises afin de limiter ces perturbations à l’avenir. Il s’agit de la note transmise aux quatre laiteries locales afin de se doter de leur propre transport sous froid. Dans le même sillage et selon, toujours, Akacha Doghmane, la note porte aussi nécessité de création de points de vente pour chacune de ces laiteries au niveau des grandes agglomérations. Une manière de limiter la dépendance aux transports privés pour parvenir à limiter les perturbations dans la distribution. La mise en place de points de vente est aussi une autre solution à ce problème de distribution.
Tassadit. Ch.
