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L'Oued Tiksiridène pollué à la margine

Les dommages collatéraux de la trituration des olives par les huileries ne sont, apparemment, pas prêts de s’estomper. En effet, à chaque campagne d’olivaison, les déchets oléicoles refont surface et font jaser, surtout, les amoureux de la nature qui réprouvent la pollution de l’environnement par les déchets oléicoles, comme la margine et d’un degré moindre le grignon. La pollution à la margine (déchet liquide visqueux très polluant) dans ce cas de figure, touche beaucoup plus les cours d’eau, en provoquant le changement même de la couleur des eaux. Dans la vallée de Sahel, ce sont tous les cours d’eau qui sont touchés par cette pollution grave. Nous notons, ici, le cas de l’oued Tiksiridène qui parcourt la commune de Chorfa du Nord au Sud et d’amont en aval. Nous avons constaté dernièrement, la coloration des eaux de cet affluent de l’oued Sahel, laquelle tire vers le noir, synonyme d’une pollution très avancée à la margine. Cette rivière, qui n’est, d’ailleurs, pas pérenne, est devenue, à s’y méprendre, comme un « ruisseau » d’encre noire, tellement les eaux qui y coulent doucement sont devenues noirâtres. Comme il est connu, la margine est une substance huileuse très concentrée, laquelle est un déchet hautement toxique pour la flore et la faune. Un petit litre de cette matière très concentrée, au demeurant, peut polluer d’importantes quantités d’eau potable. Dans le même sillage, il est à déplorer cette façon de procéder de la part de quelques tenanciers des huileries, implantées dans la commune, lesquels ne respectent pas, à ce jour, le cahier des charges. Celles-ci ne devraient rejeter dans la nature que des eaux débarrassées de tous les déchets pour éviter la pollution de l’environnement. Mais force est de constater que cette clause est frappée contre le mur par beaucoup de propriétaires d’huileries.

Y S.

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