… La maison de jeunes perpétue la tradition à Tazmalt

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À l’instar des autres localités de la wilaya de Béjaïa, la ville de Tazmalt n’a pas raté le rendez-vous du nouvel an Amazigh, Yennayer, pour le fêter comme il se doit. En plus de la célébration de ce jour phare de notre histoire chez les ménages, qui ont organisé le fameux dîner de Yennayer (Imensi n Yennayer), la maison de jeunes de la même ville a tenu, pour sa part, et ce, en collaboration avec la daïra, l’APC, et l’association activités des jeunes, présidée par le très actif Mekhlouf Baha, à marquer cette journée d’une pierre blanche. En effet, dans la journée d’avant-hier mardi, qui a coïncidé avec « Amezwaru n’Yennayer », la maison de jeunes de Tazmalt a connu une animation inhabituelle avec, à la clé un programme plein d’activités diverses. Les invités et les présents ont eu à apprécier plusieurs actions célébrant cette journée. Ainsi, une exposition d’objets traditionnels a été organisée dans le hall de cet établissement: il y avait des étals de bijoux Berbères, des habits traditionnels (robes, burnous,…) et des plats culinaires traditionnels, préparés pour l’occasion, comme le fameux couscous au poulet, ou à la viande séchée (Achedhlouh, lakhli3) et autres mets (Seksu ubisar, el 3esban, ameqful, etc). Un concours du meilleur plat a été organisé dans la foulée, et a vu primer les 6 candidates participantes. Dans la suite de cette célébration, une conférence sur le jour du nouvel an Amazigh a été animée par les écrivains, enseignants et militants de la cause Amazighe MM. Djamel Arezki et Malek Houd. Les deux orateurs sont, tour à tour, revenus sur les origines de la célébration du nouvel an Amazigh, devant une assistance nombreuse, venue en savoir un peu plus sur cet événement phare de notre histoire. Le parcours héroïque du Roi Sheshonq, 1e Pharaon Amazigh de la 22e dynastie, a été revisité et décortiqué par les deux émérites conférenciers. Dans la foulée, une pièce théâtrale a été présentée, dans la salle de spectacles de la même maison de jeunes, où le public, présent en force, a eu à apprécier les scènes de la vie quotidienne d’antan. Sur fond de chansons kabyles d’Idir, Taos Amrouche et autres, les scènes de vie traditionnelle ont été superbement jouées par une pléiade de jeunes artistes sur la planche. Ainsi, au gré des voix douces et cristallines des Idir et Taos Amrouche, le métier à tisser, le battage du lait dans une calebasse (Assendu), les contes autour d’un feu douillet (El Kanoun) entre autres, ont été représentés devant une assistance émue!

Syphax Y.

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