«Les commissions mixtes entre les représentants des enseignants universitaires et la tutelle reprendront leur travail dès demain», a fait savoir, hier, Abdelmalek Rahmani, le coordinateur national du conseil national des enseignants du supérieur (CNES). Après l’observation de deux mouvements de protestation, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a pu absorber la colère des enseignants du secteur. M. Rahmani a indiqué que les commissions mixtes entre les représentants des enseignants universitaires et leur tutelle reprendront leur travail dès demain. «On va mettre en place un programme de rencontres avec les responsables de la tutelle pour étudier la prise en charge de toutes les revendications du CNES. Ensuite, ce dernier réunira son conseil national pour évaluer ces réunions et prendre la décision adéquate à la situation», a précisé l’interlocuteur. En effet, le CNES a décidé de geler son débrayage, suite à la réunion de son coordinateur national avec le ministre de la tutelle, la semaine écoulée. «Le conseil national de notre syndicat a décidé de geler momentanément le mouvement de grève en attendant la concrétisation des engagements de la tutelle», a affirmé M. Rahmani. Et d’ajouter que «le ministre de l’Enseignement supérieur s’est engagé à lever toutes les sanctions prononcées à l’égard des enseignants, et à respecter leur droit à l’exercice syndical», a-t-il dit. En revanche, M. Rahmani a tenu à souligner que ses collègues restent vigilants jusqu’à la satisfaction de toutes leurs revendications. «Pour le moment, on n’a aucune satisfaction à afficher. On a gelé la grève, mais on reste mobilisés», a-t-il assuré. Il est utile de rappeler que le CNES réclame la nécessité de sanctionner tous les réacteurs qui sont impliqués dans les affaires de fraude, «et ne pas seulement les changer. Il faut féliciter ceux qui ont porté un plus pour l’université algérienne, et sanctionner ceux qui ont semé le chao», a plaidé M. Rahmani. À retenir que le CNES a organisé deux débrayages de trois jours, à l’échelle nationale, depuis le mois de décembre dernier, accentué d’un rassemblement national au niveau du siège du département de Tahar Hadjar.
Samira Saïdj