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Les points noirs de Hocine Aït Ahmed

“La maladie du Président Bouteflika et ses développements rocambolesques ont levé une partie du voile de la mystification, largement véhiculée dans le monde, d’une Algérie normalisée et enfin sur la voie de la réconciliation. » C’est le constat fait par Hocine Aït Ahmed, président du FFS, qui utilise pour la première fois le mot « Président » au lieu de « chef de l’Etat », à partir de la capitale grecque, Athènes, où il a participé au congrès de l’Internationale socialiste, sur la situation politique dans notre pays. Le leader historique du Front des forces socialistes qui s’est félicité de la victoire de la gauche dans les pays de l’Amérique latine et du Hamas en Palestine, a formulé de vives critiques sur « la nature du régime » en Algérie. Il s’est intéressé notamment à la période de maladie et de convalescence de Abdelaziz Bouteflika pour constater que « le pouvoir, qui ne sait fonctionner que par le mensonge et en se fabriquant des ennemis, a donné la pleine mesure de son archaïsme, de son mépris des faits et de la facilité avec laquelle il se meut dans la plus stalinienne des propagandes ». Pour lui, ce n’est pas la perte de Bouteflika qui fait des soucis « au régime » mais plutôt « son maintien. » Même le traité d’amitié que doit signer l’Algérie avec la France est vu d’un mauvais œil par Hocine Aït ahmed. Il s’agit, pour lui d’une autre « mission » que doit « accomplir » Bouteflika. Ce traité va, selon lui, permettre à « des candidats potentiels au TPI » de « bâtir la garantie de leur immunité ». Le chef du FFS voit aussi la Charte pour la paix et la réconciliation nationale comme une « amnistie des criminels de guerre ».

Ali B.

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