Le gaz de ville est en vogue. La poussée de fièvre sur ce combustible nourrit les débats au sein de l’assemblée populaire de Barbacha qui prépare déjà une esquisse afin de convaincre les responsables concernés pour concrétiser à l’avenir ce projet qui semble aux yeux de certains chimérique. Pourtant, des discussions avancées et très sérieuses ont été déjà abordées autour de cet élément majeur de la modernité, car il est aussi l’intérêt grandissant des élus locaux et plus particulièrement le P/APC de cette municipalité. Il faut dire que cette « première » dans cette commune n’est pas sans susciter scepticisme et étonnement envers ce « rêve » de voir un jour leur commune alimentée en gaz de ville. Le maire ne désespère pas, il va sans tarder préparer un canevas pour faire une proposition officielle et l’inscrire dans le projet sectoriel de développement de l’année 2006. C’est très beau pour y croire. La réalisation n’est certes pas pour demain, mais il s’agit déjà pour le premier responsable de l’APC, de « construire un débat afin d’œuvrer ensuite à rendre réel la réalisation ». Le maire dévoile ses cinq bonnes raisons pour convaincre les hautes autorités à souscrire à ce projet au profit de sa commune :- Une région montagneuse située à 800 m d’altitude où sévit le grand froid durant presque trois saisons. – Barbacha est un chef-lieu de daïra dont le nombre d’habitants s’élève à 30 000 âmes (vingt mille pour le la commune)- L’une des localités les plus peuplées de la municipalité (Amarat) n’est qu’à dix km du réseau de gaz alimentant la ville d’Amizour. – Le chef-lieu renferme plusieurs édifices publics nécessitant une connexion en gaz de ville (maternité, internats… )- La bouteille de gaz butane revient plus cher aux bourses ménagères et le gaz pourrait atténuer les dépenses. Ainsi, après l’eau, l’électricité et le téléphone, le gaz de ville deviendrait-il un autre compagnon si agréable de la vie quotidienne des montagnards ?De toutes façons, la modernité est un phénomène de société qui ne tient jamais en place. Elle bouge et change tout le temps. Le moderne, c’est toujours une surprise.
Nadir Touati
