Ce week-end ensoleillé était favorable aux sorties familiales mais les pluies des journées précédentes ont causé des dégâts au réseau routier, au point de décourager n’importe quel père de famille automobiliste de sortir.
Dans la région d’Aokas, si le chemin menant à Aliouèn et Taremant est détérioré il est, quand même, plus praticable que celui qui mène du chef-lieu à Tizi N’Berber via Tabellout. Crevassée partout, la route menant vers Tabellout a bénéficié selon F. Merabti, adjoint au maire, d’une enveloppe pour sa réhabilitation. En attendant, les usagers de cette route vivent le calvaire plus particulièrement en période hivernale. Mais le plus grand calvaire est vécu plutôt par ceux qui continuent leur chemin vers Tizi N’Berber. À partir du lieu dit Ablat Wezrar, la route est rongée des deux côtés, la réduisant considérablement au point où dans certains tronçons, deux véhicules ne peuvent se croiser notamment à partir de la station de gaz de ville, sise à l’entrée du territoire de la commune de Tizi N’Berber. Ça patauge de partout et aucun caniveau d’évacuation des eaux pluviales n’existe. Tout au moins s’ils existaient auparavant, ils ont été obstrués par la boue. Des trous béants, signalés par de simples bouts de roseau ou de grosses pierres, pullulent au niveau de cette route. Des monticules de terre en plein milieu de la route gênent les automobilistes qui sont contraints de les frôler avec le bas de caisse. D’ailleurs, les transporteurs privés font demi-tour à l’entrée du gros village de Medkour, forçant leurs clients à continuer le chemin à pied. Interrogé Yanis, chauffeur d’un fourgon assurant la desserte Aokas-Medkour, dira tout simplement qu’ «il est impossible de passer plusieurs fois par jour par cette route devenue impraticable par ces travaux de branchement au gaz de ville». Hachemi, l’un des habitants du dit village, dira, de son côté que «leurs enfants sont contraints de chausser par-dessus leurs souliers des sacs en plastique, pour éviter d’emporter avec eux à l’école de la boue qui a envahi la route et ses accotements». Il enchaînera en soulignant que, dans une pétition signée par l’ensemble des habitants et envoyée, le 6 décembre dernier, aux autorités compétentes, il a été rappelé la situation désastreuse dans laquelle vivent les habitants de cette localité et un cri de détresse a été lancé. Le seul point positif à mettre à l’actif de cette localité est probablement l’installation récente de lampadaires tout le long du village. Souhaité par l’ensemble des villageois, le gaz de ville est devenu un calvaire, de par la lenteur de ses travaux de branchement et surtout de par la période choisie, celle des pluies, synonyme de boue à chaque coup de pioche donné.
A. Gana

