Lors de son intervention devant le wali en visite en novembre dernier dans la daïra, le maire avait reconnu que l’alimentation en eau potable s'était nettement améliorée dans la région, notamment depuis le transfert de l'eau du barrage de Koudiat Acerdoune (Bouira) vers le Sud de la wilaya.
Toutefois, il a déclaré que dans certains villages, ce n’est pas l’eau qui manque, mais ce sont surtout les ouvrages hydrauliques qui sont soit vétustes soit insuffisants. Il citera le versant Sanana-Ihoukrène où les réseaux d’alimentation dans les villages nécessitent des rénovations, des extensions et mêmes des remplacements en raison de leur vétusté et aussi parce que ceux-ci ne répondent plus aux besoins de la population qui a triplé depuis qu’ils (réseaux) étaient mis en service. Par ailleurs, il a interpellé les responsables de l’hydraulique à mettre en service celui de Draâ Sachem déjà achevé depuis plus de deux ans. Justement, dans le cadre du renforcement de ces ouvrages, nous avons appris qu’en principe un choix de terrain a été fait pour la réalisation d’un réservoir de 500 mètres cubes au lieu-dit « Si Ali Bounab » tout près du cimetière du village. «Le site a été choisi. Nous attendons toujours le lancement du projet d’autant plus que les réservoirs actuels ne suffisent plus pour alimenter la population de ce versant qui s’élève à plus de cinq mille habitants. On nous a répondu que cela n’allait pas tarder. Mais, voilà des années que rien n’est encore fait. Les démarches administratives ont pris beaucoup de temps. Avec ces coupes budgétaires annoncées ici et là nous craignons que ce projet ne soit annulé», nous confiera un membre du comité de village qui n’oubliera pas de signaler que le portail de l’actuel réservoir a été emporté par le vent juste quelques mois après qu’il eut été réinstallé. «Je saisis cette occasion pour appeler les services concernés à le remplacer», poursuivra la même source. Ainsi, en plus de ce manque dans les villages, pour la ville, le maire a souhaité que les anciennes canalisations en acier soient remplacées parce que leur durée de vie est dépassée et parce qu’aussi elles sont à l’origine des nombreuses fuites surgissant ici et là en raison de la pression d’eau exercée sur elles. Cela étant, il ne faut pas, quand même, négliger le saut quantitatif fait par le secteur de l’hydraulique dans cette commune de plus de 50 000 habitants. Il reste aussi à renforcer les opérations d’assainissement dans les villages précités non seulement en matière de réseaux mais aussi en matière de réalisation des bassins de décantation afin d’éloigner toutes ces conduites qui rejettent leurs eaux usées souvent à ciel ouvert dans les champs et les cours d’eau.
Amar Ouramdane.

