Combien de fois avons-nous rapporté dans ces mêmes colonnes que le chef-lieu communal est dépourvu d'un endroit où se s’installeraient les marchands de fruits et légumes!
En effet, par manque de marché ces derniers ne s’installent pas seulement et anarchiquement sur les abords de la RN25 qui traverse ce centre urbain, mais aussi même sur le pont qui relie les deux rives du chef-lieu. D’ailleurs, cette situation provoque des désagréments non seulement aux automobilistes mais aussi aux passants. » On ne comprend rien. Comme il n’y a dans ce chef-lieu ni policier ni gendarme, c’est l’anarchie totale. Tout le monde vient et s’installe sur le pont. Parfois, on ne peut même pas se frayer un chemin », fulminera ce transporteur de voyageurs par fourgon vers Ath Attela. À la grande joie des uns et des autres, l’APC vient d’aménager l’aire appelée le marché hebdomadaire qui se tient tous les mardis. » Nous avons programmé son aménagement. Cela a été fait. Dans les prochains jours, il sera clôturé puis un portail sera érigé à son entrée. Tous les marchands seront déplacés vers le marché. C’est une façon de libérer ces endroits occupés illégalement d’une part, et désengorger le pont d’autre part », nous confiera le maire, M. Said Bougheda. Celui-ci souhaite qu’avec la livraison du marché hebdomadaire, il n’y aura plus d’informel d’autant plus que le chef-lieu est exigu. Certes, c’est une initiative louable, mais peut-être, il serait plus plausible que la direction du commerce réalise un marché de proximité comme cela est fait ailleurs dans d’autres villes. « Avec l’augmentation de la population au chef-lieu, il nous faudra un tel espace commercial », soulignera une autre source proche de l’APC. Il faut dire aussi que les locaux commerciaux seront bientôt occupés par les acquéreurs. » Même ce bloc qui est situé d’ailleurs dans le même périmètre que ce marché hebdomadaire boostera cette activité car ces jeunes offriront des prestations inexistantes au chef-lieu, ce qui contraignait les citoyens à se déplacer jusqu’à Draâ El-Mizan ou encore Draâ Ben Khedda. Le chef-lieu doit être mieux développé « , enchaînera notre source. Effectivement, bien que ce chef-lieu, l’ex-Oued-Ksari, ait été créé par décret présidentiel en 1971, il n’est pas vraiment ce que devrait être un chef-lieu en raison notamment du manque de foncier public. D’ailleurs, pour réaliser certains projets, tels le lycée, le CEM bas 5 et le siège APC, il a fallu que les services des forêts donnent leur accord pour que les responsables locaux récupèrent quelques hectares de leur domaine. Dans ce chef-lieu, il n’est pas aussi aisé de dénicher un mètre carré de terre appartenant à la commune.
Amar Ouramdane

