Après une semaine de débrayage – Les professeurs du lycée suspendent leur grève

Après une semaine de grève entamée depuis le dimanche dix-sept janvier, les professeurs du lycée ont finalement repris le travail en ce début de semaine. Il faut rappeler que ce mouvement a été décidé par les enseignants après qu’ils eurent aperçu que les conditions de travail dans ce nouvel établissement mis en service le 3 janvier dernier n’étaient que déplorables, d’autant plus que ce lycée était encore en chantier. Ils ont relevé entre autres le manque de cantine scolaire, de terrain pour le sport, le manque de censeur et de surveillant général ainsi que des adjoints d’éducation. Comme ils ont demandé plus de sécurité dans cet établissement situé en retrait par rapport au chef-lieu. Aussi, nous avons appris que cette reprise n’a été décidée qu’après que certaines de leurs revendications eurent été satisfaites par la tutelle. Il s’agit de l’ouverture de la cantine depuis dimanche matin, du renforcement du personnel de surveillance par un surveillant général en attendant l’affectation d’un censeur, d’une adjointe d’éducation affectée du CEM Frères Boufateh du chef-lieu (Tighilt Bougueni) et de dix agents de nettoyage. Concernant le terrain de sports, ils utiliseront, pour le moment, celui du CEM base 5 sis juste à côté en attendant la livraison de celui en cours de réalisation dans cet établissement. Si le minimum est réuni pour permettre à ces lycéens ainsi qu’au personnel de terminer l’année scolaire en beauté il est attendu que le retard accusé jusque-là puisse être rattrapé. «Nous consentirons quelques sacrifices pour rattraper ce petit retard, notamment pour les classes de terminale. S’il y a besoin, nous travaillerons durant la première semaine des vacances de printemps», nous confiera un gréviste. Du côté des parents qui commençaient déjà à s’inquiéter sur la scolarité de leurs enfants, c’est la satisfaction. «Que chacun fasse un effort de son côté pour la stabilité dans cet établissement qui est quand même un grand acquis pour notre commune quand on se rappelait les conditions difficiles dans lesquelles ils poursuivaient leurs études à Tizi-Gheniff durant des décennies. Nombreux sont ceux qui les avaient abandonnées, notamment nos jeunes filles qui, par maque de transport, avaient arrêté leurs études au cycle moyen pour ne pas dire au primaire», nous répondra un parent qui semblait rassuré par cette décision prise par ces enseignants. Notons enfin que ce lycée a englouti plus de 50 milliards de centimes pour plusieurs raisons, dont la plus principale serait peut-être le mauvais choix de terrain.

Amar Ouramdane