La commune de M’Cisna a bénéficié d’un projet d’aménagement urbain, inscrit dans le cadre du programme de résorption des déficits en voiries et réseaux divers (VRD). Un site localisé à hauteur de Tabarakt, sise sur le périmètre urbain du chef-lieu communal, est retenu pour faire l’objet de ces travaux d’amélioration. Cependant, apprend-on, quoi qu’ayant été doté depuis de longs mois, d’une couverture budgétaire conséquente, mobilisée dans le cadre des programmes sectoriels de développement, le projet n’a pas encore démarré. Le maitre de l’ouvrage, en l’occurrence la direction de l’urbanisme, de l’architecture et de la construction, avec lequel nous avons pris attache, avoue volontiers le retard accusé par le lancement des travaux. «Pour le site de la commune de M’Cisna, aussi bien que pour les sites d’aménagement urbains projetés dans d’autres circonscriptions, le problème majeur réside dans la difficulté de trouver une entreprise réalisatrice», dira un responsable de la direction de l’urbanisme, pour justifier cette situation. Notre interlocuteur nous apprend que seul le lot relatif à l’éclairage public vient de faire l’objet d’une attribution provisoire. «L’autre lot, en relation avec l’aménagement des voiries, des trottoirs, ainsi que divers aménagements, a été déclaré infructueux», nous fait savoir notre interlocuteur, en précisant que la procédure de consultation sera relancée sous peu. Sur place, le constat des riverains est affligeant : «c’est une cité urbaine aux allures de village médiéval. De la poussière et de la boue, voila notre lot quotidien. À la nuit tombée, il vaut mieux ne pas s’aventurer dehors, en l’absence de lampadaires», vitupère un jeune commerçant de la localité. «Comment peut-on expliquer que l’on ne puisse pas réaliser dans des délais raisonnables un seul site d’aménagement, pendant que dans d’autres communes une nuée de projets similaires ont été menés à bon port», s’interroge interloqué un autre citoyen de M’Cisna.
N. M.
