Quotidiennement, des demandeurs d’aide à l’habitat rural affluent au bureau chargé de ce volet. Ainsi, comme tout le monde le sait, étant une commune rurale sans presque aucune assiette foncière appartenant à la collectivité aucun projet de construction de logements n’y est au programme. C’est pourquoi les citoyens de cette municipalité ne s’intéressent plus au logement rural. Depuis le lancement de ce programme en 2005, plus de mille habitations ont été concrétisées à travers les vingt-trois villages que comporte cette commune. Dernièrement, nous avons contacté le maire au sujet justement de ce qui est prévu pour Bounouh. » Nous avons déposé au niveau des services concernés après validation, 179 dossiers. La wilaya nous a accordé cent aides. Et nous venons aussi de déposer 153 dossiers au niveau de la Slep », nous confiera M. Rabah Makhlouf, en sa qualité de P/APC. Interrogé sur les critères selon lesquels celle-ci serait attribuée, il nous apprendra que c’est le travail de la commission sociale d’établir la liste selon leur classement avant de la présenter en délibération. Et de nous expliquer: » le classement se fait sur un barème préalablement établi. Tout d’abord, il y a les demandeurs mariés avec enfants, puis viennent les demandeurs mariés sans enfants, puis les célibataires âgés de plus de trente ans et enfin les célibataires moins de trente ans. Parfois, il y a des cas d’urgence ». Notre interlocuteur relèvera, néanmoins, quelques lenteurs administratives dans le traitement des dossiers. » Parfois, on nous renvoie des dossiers qui comprennent des pièces justificatives expirées, par exemple des fiches de paie ayant dépassé trois mois. Or, lorsqu’on les a déposés, tout était normal. Il faudra ensuite les compléter. Et au moment de leur traitement pour une seconde fois, un autre document expire. Vraiment, c’est un peu désolant. Il faudrait supprimer certaines restrictions pour faire avancer les choses », constatera-t-il. Dans l’ensemble, M. Rabah Makhlouf reconnaîtra, tout de même, que cette formule a permis à des centaines de personnes de construire leurs propres logements sur les terres de leurs ancêtres avec l’aide de l’Etat. » La formule a plusieurs avantages. Tout d’abord, elle a réduit l’exode rural vers les villes. Ensuite, elle a fixé les populations chez elles. Enfin, elle a donné l’opportunité à des milliers de personnes d’avoir des logements extensibles contrairement à l’habitat collectif. Et lorsque l’Etat a fourni tant d’efforts financiers, il ne faut pas quand même barrer tout cela avec le revers de la main. Ce qui est positif, il faut le reconnaître comme tel « , conclura ce président d’APC.
Amar Ouramdane
