Le chiffre des victimes de la circulation automobile a été encore effrayant, durant ces deux dernières semaines, à Boumerdès.
à l’extrême Est de cette wilaya, un lycéen a perdu la vie, alors que deux de ses camarades ont été blessés, suite à un accident routier, lundi dernier en fin d’après-midi, près du lieu-dit Tilezzazine, dans la commune d’Afir N’Aït Selgham.
Ces trois élèves de l’annexe de lycée de taourga étaient à bord d’une voiture de marque Citroën, lorsque le chauffeur de celle -ci, ayant dérapé a violemment percuté un portail métallique à l’entrée de l’agglomération citée. L’un des trois lycéens est mort sur le coup, alors que les trois autres occupants ont été blessés.
L’enterrement de ce jeune a eu lieu, mardi dernier, dans le cimetière de son village natal de Boubachou. Les gendarmes avaient, alors, déjà enclenché comme à l’accoutumée, leur enquête pour déterminer les circonstances exactes de ce drame routier.
Le constat est, en tout cas, établi de longue date, dans ce domaine précis. L’élément humain, voire l’excès de vitesse du chauffeur, est le premier facteur de la mortalité routière devant l’état du véhicule, l’insouciance des piétons et l’état des routes. Mais en dépit des sanctions infligées aux contrevenants au code routier, ce phénomène demeure inquiétant.
Les instances concernées font état, par exemple, de six décès et de 30 blessés dans 32 accidents de la circulation du 24 au 30 janvier derniers. La plupart des collisions meurtrières ont eu lieu, lors des brusques intempéries de cette fin de mois cité au niveau du tronçon de l’autoroute Hammadi, Larbaatache, et non loin du tunnel jouxtant le versant Sud de djebel Bouzegza. D’autres accidents, non moins meurtriers, ont eu pour théâtre les anciens points noirs des routes nationales numéro 12 et 5, lesquelles relient les wilayas de tizi-ouzou et l’Est du pays, à la capitale via Boumerdes. Ne faudrait-il pas, alors, multiplier les campagnes de sensibilisation, tant dans le milieu scolaire qu’au niveau d’autres infrastructures culturelles ou de jeunes, parallèlement au durcissement des peines contre les contrevenants, pour espérer limiter tout au moins les pertes en vies humaines et les dégâts causés, chaque année, à la collectivité ?
Salim. Haddou.

