Encore une fermeture du siège de l’APC de Chemini, dont le portail a été cadenassé, de bonne heure, par des habitants du village Sidi-Hadj-Hassaine, situé à cinq kilomètres à l’Ouest du chef-lieu communal.
Las d’attendre que leurs problèmes soient enfin pris en charge, ces villageois disent n’avoir pas trouvé d’autres moyens pour attirer l’attention des responsables locaux que de recourir à cette action extrême. «Nous demandons l’application des lois de la république», peut-on lire dans une pancarte placardée au portail de la mairie. Les protestataires se disent offusqués par la sourde oreille des autorités locales qui n’accordent guère d’importance à leurs revendications. «Nous avons épuisé toutes les voies plausibles pour alerter les responsables locaux quant aux multiples carences qu’endure notre village, mais en vain ! Ce forcing se veut de maintenir la pression sur le premier magistrat de la commune et du chef de la daïra pour qu’ils ressaisissent une fois pour toutes», tempête un manifestant. Les protestataires étaient au comble de leur détresse et sont même prêts à durcir le ton si des mesures urgentes ne sont pas prises en considération. Fermer l’APC est devenu une forme de pression pour exiger telle ou telle commodité et les habitants des villages recourent souvent à cette forme d’action. En substance, la décision prise par le comité du village de recourir à cette méthode n’est dictée que par le sentiment d’une non-considération et d’une sourde oreille des responsables locaux quant aux multiples revendications des habitants dudit village. Nos problèmes sont pourtant simples à régler, mais les responsables manquent de réelle volonté de les prendre en charge.
Bachir Djaider

