Plus d’une trentaine de représentants de l’agglomération de Houch El Makhfi, qui relève de la commune d’Ouled Heddadj à 25 kms à l’Ouest de Boumerdès, se sont attroupés, hier dimanche, devant le siège de la wilaya, mettant en avant les difficultés auxquels ils sont quotidiennement confrontés. «Notre action est exclusivement menée par des pères de familles, dont le rôle se limite aujourd’hui à prendre attache avec un responsable départemental et lui remettre une pétition», ont tenu à préciser deux protestataires. Dûment signée par l’ensemble des représentants de comités de quartiers de Houch El Makhfi, ladite pétition dénonce «le retard de l’adduction de nombreux foyers de cette localité au gaz naturel en plus du manque criant d’autres commodités de vie». Le réseau de cette substance énergétique passe, pourtant, tout près de cette principale agglomération secondaire d’Ouled Heddadj, toujours en extension avec près de 30 000 âmes actuellement, alors que les autres villages avaient bénéficié eux, depuis belle lurette, de ce droit élémentaire. «Nous voulons, tout au moins, savoir si notre localité est incluse dans le programme de wilaya s’assignant à moyen terme le raccordement au gaz de ville», s’inquiéteront d’autres villageois, lesquels posent, dans la foulée, d’autres problèmes. À commencer par les coupures fréquentes d’eau potable. Les protestataires, ayant presque tous bâti de somptueuses villas, dans cette banlieue Est d’Alger tout près de Reghaia, disent qu’ils ne peuvent plus supporter l’absence d’un plan de rationnement du précieux liquide, particulièrement en été. L’autre sujet de mécontentement est le mauvais état des ruelles. Aucun responsable n’a pris en charge cette doléance dans le cadre d’un nouveau plan de réaménagement urbain, comme promis lors de chaque scrutin. «Aucun automobiliste ne peut, ici, par conséquent rouler dans ces petites artères, jonchées de nids de poules, et les chauffeurs de bus ou fourgons aménagés, eux mêmes, stationnent devant la mairie de la commune- mère, donc à une distance d’environ deux (02) kms de certains quartiers de Houch El Makhfi. Les habitants de ce village qui s’est incroyablement agrandi, déplorent, également, l’absence d’un service minimum pour le ramassage des déchets ménagers. «Je me charge, moi-même, de transporter mes sachets d’ordures avec ma voiture vers certaines décharges éloignées de la ville, mais d’autres décharges sauvages, proches de nous, empoisonnent notre quotidien», confie l’un des pères de familles contestataires. D’autres actions de protestation seront inévitablement enclenchées, selon eux, si leurs doléances transmises dans la pétition citée n’ont pas de suite.
Salim. Haddou.
